Un nouveau rendez-vous devant la préfecture
La mobilisation pour empêcher l'expulsion de trois familles logées au centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) de la rue Kennedy, à Perseigne, ne faiblit pas. Le collectif citoyen d’Alençon, constitué d’associations locales et nationales, a appelé à un rassemblement mercredi 30 septembre à 17 h devant la préfecture de l’Orne.
Cette campagne de soutien a démarré le 31 août lors de l’annonce des obligations de quitter le territoire français (OQTF) concernant ces familles. Depuis, associations de défense des droits et citoyens se relaient pour demander au représentant de l’État de revoir ces décisions.
Des parcours marqués par la violence
Les trois familles concernées présentent des situations de grande vulnérabilité, décrites par les organisateurs de la mobilisation :
- une mère seule en provenance de la République démocratique du Congo et ses cinq enfants, ayant fui des violences et maltraitances ;
- une famille nigériane composée de quatre fillettes ayant quitté leur pays pour échapper à l’excision ;
- une famille du Bangladesh dont le père est, selon le dossier, condamné à mort par contumace après avoir dénoncé des malversations.
Malgré les rassemblements hebdomadaires devant la préfecture, l’un des foyers concernés a déjà été expulsé le 24 septembre. La décision a renforcé la détermination du collectif à maintenir la pression.
Qui soutient la mobilisation ?
Le collectif réunit des structures locales et nationales : parmi elles, figurent des associations de défense des droits, des organisations d’aide aux migrants et des groupes citoyens. Des lycéens et d’autres habitants ont participé aux précédents rassemblements ; le dernier en date, le 23 septembre, a réuni près de 200 personnes.
Ce que demandent les manifestants
Les soutiens réclament principalement :
- un réexamen des OQTF au regard des situations personnelles et des risques encourus ;
- le maintien des familles dans leurs logements au Cada tant que la protection n’est pas assurée ;
- des solutions d’hébergement et d’accompagnement adaptées si une évacuation est inévitable.
| Famille | Origine | Composition | Situation avancée |
|---|---|---|---|
| 1 | République démocratique du Congo | Mère + 5 enfants | Victimes de maltraitances |
| 2 | Nigeria | 4 fillettes | Fuite pour échapper à l’excision |
| 3 | Bangladesh | Famille (parents et enfants) | Père visé par une condamnation à mort par contumace |
Conséquences locales et point pratique
La mobilisation interroge la gestion locale des situations migratoires et fait ressortir une fracture entre la volonté citoyenne d’hospitalité et les décisions administratives. Pour les habitants qui souhaitent soutenir les familles, le rendez-vous est fixé mercredi 30 septembre à 17 h devant la préfecture de l’Orne à Alençon. Les organisateurs demandent un déroulement calme et prévu des prises de parole.
La préfecture, contactée lors des précédents rassemblements, n’avait pas modifié les décisions initiales. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si l’État reconsidère les cas au regard des éléments humanitaires présentés.
La mobilisation, déjà visible dans les rues d’Alençon, devrait se poursuivre tant que les recours administratifs et les demandes d’examen complémentaire n’auront pas abouti.