Un projet local motivé par le climat et la protection animale
Lors de l'inauguration de l'esplanade Brigitte-Bardot à Port-Fréjus, le 28 septembre 2026, le maire de Fréjus, David Rachline, a indiqué vouloir restreindre la pratique de la chasse sur les terrains communaux « partout où la commune en a la possibilité » et pour une durée qu'il ne précise pas. Le choix politique est présenté par l'édile comme s'inscrivant à la fois dans une logique de prévention des incendies, après des étés marqués par des départs de feu, et dans un engagement en faveur de la protection animale.
Selon les éléments communiqués, ce sont environ 1 700 hectares de parcelles communales où la chasse avait lieu qui seraient potentiellement concernés par cette interpériode de restriction. À ce stade, il ne s'agit pas d'une interdiction générale applicable à l'ensemble de la commune, mais d'une annonce qui ouvre une phase de discussions et d'examen juridique et technique.
Réactions et enjeux pour la chasse locale
La perspective fait réagir les acteurs cynégétiques. Laurent Faudon, président de la Fédération départementale des chasseurs du Var, a annoncé sa détermination à défendre les intérêts des chasseurs. Les représentants locaux craignent des conséquences pour l'organisation des territoires de chasse et pour la société de chasse de Fréjus, qui exploite certains de ces espaces.
« La suppression de territoires communaux pourrait fragiliser l'équilibre des structures de chasse locales », a indiqué, selon la presse locale, le président de la fédération.
Le débat dépasse les seules pratiques cynégétiques : il engage la gestion des espaces naturels, la prévention des risques liés aux fortes chaleurs et aux incendies, ainsi que la coexistence entre usoirs récréatifs, pastoralisme éventuel et biodiversité.
- Calendrier : annonce faite le 28 septembre 2026 lors d'une inauguration à Port-Fréjus.
- Surface concernée : environ 1 700 hectares de terrains communaux.
- Acteurs : mairie de Fréjus, Fédération départementale des chasseurs du Var, société de chasse de Fréjus.
Conséquences locales et prochaines étapes
La mise en œuvre d'une telle restriction oblige la commune à examiner les cadres juridiques et réglementaires qui encadrent l'usage des terrains communaux. Des décisions devront préciser les zones exactes visées, les modalités d'application et la durée. La fédération des chasseurs a d'ores et déjà fait savoir qu'elle envisage des actions pour contester la mesure, ce qui pourrait conduire à un contentieux ou à une médiation locale.
Pour les habitants et les usagers des espaces naturels de Fréjus, la question est double : assurer la sécurité et réduire les risques d'incendie pendant les périodes de canicule, tout en préservant l'équilibre des pratiques et la gestion durable des territoires. Les prochains jours devraient être consacrés à des échanges entre la municipalité, les représentants des chasseurs et, potentiellement, d'autres acteurs (associations de protection de la nature, riverains, utilisateurs de la forêt) afin de clarifier le périmètre et les motifs d'une éventuelle interdiction.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Date d'annonce | 28 septembre 2026 |
| Surface évoquée | ~ 1 700 hectares |
| Acteur municipal | David Rachline, maire de Fréjus |
| Opposants / intéressés | Fédération départementale des chasseurs du Var, société de chasse de Fréjus |
La décision, si elle devait être formalisée, marquerait un virage dans la politique d'usage des terres communales à Fréjus et pourrait inspirer des débats similaires dans d'autres communes confrontées aux mêmes défis climatiques et environnementaux.