Une brocante solidaire qui fait vivre l’entraide locale
Installés derrière l’église Notre‑Dame‑de‑la‑Paix, les barnums de la vente de charité organisée par L’Entraide paroissiale ont retrouvé, vendredi, leur effervescence habituelle. Jusqu’à ce samedi 24 octobre, de 9h à 18h sans interruption, bénévoles et chineurs se succèdent autour d’un vaste assortiment d’objets d’occasion : vêtements, meubles, vaisselle, livres ou articles de puériculture.
Dans cette manifestation qui existe depuis vingt ans, le principe est simple et récurrent : donner une seconde vie aux objets pour financer des actions en faveur des Raphaëlois les plus fragiles. Sur deux journées, la vente attire environ 2 000 personnes et participe, avec sa jumelle de Pâques, aux recettes annuelles de l’association.
- Dates et horaires : jusqu’au samedi 24 octobre, 9h–18h.
- Offre : vêtements, linge de maison, meubles, électroménager, livres, jouets, vinyles…
- Fréquentation : environ 2 000 visiteurs sur les deux jours.
Le montant des recettes n’est pas un objectif en soi, mais un moyen pour L’Entraide d’agir concrètement. Les ventes de Pâques et de la Toussaint réunies procurent ainsi environ 25 000 euros par an, somme réinvestie dans des aides ciblées : prise en charge de cantines scolaires, prêts sans intérêts pour l’achat d’un véhicule, participations aux frais de permis ou soutien au logement.
« Le but primordial de notre association, c’est l’aide aux démunis, l’aide aux personnes en difficulté. » — Xavier Dambielle, coordinateur de L’Entraide paroissiale
Sur le terrain, la mécanique associative est rodée : tri, mise en rayon, accueil et conseil des visiteurs, tout repose sur l’engagement des bénévoles. La diversité des objets proposés attire deux profils de public : ceux qui cherchent un article précis et les chineurs guidés par la découverte. Les matinées de vendredi restent les plus prisées, signe d’une fréquentation fidèle et d’un souci d’obtenir le meilleur choix.
Au-delà du profit matériel, la vente constitue un rendez‑vous social fort. Elle permet des rencontres, facilite la solidarité intergénérationnelle et rappelle que la lutte contre la précarité passe aussi par des actions locales et concrètes, portées par des bénévoles. Pour nombre de familles raphaëloises, ces dispositifs représentent une bouffée d’air : aides ponctuelles, accompagnements ciblés, et surtout la possibilité de maintenir une autonomie financière et sociale.
À l’heure où les besoins sont multiples, cette opération de quartier illustre l’importance d’un tissu associatif actif à Saint‑Raphaël. L’Entraide mise sur la continuité : ses ventes semestrielles, pérennes depuis vingt ans, sont à la fois un symbole et un outil au service des habitants.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Fréquentation sur deux jours | ≈ 2 000 personnes |
| Recettes annuelles (deux ventes) | ≈ 25 000 € |