Un rassemblement estival, un dossier toujours sensible
À Guéret, un peu plus de 50 personnes se sont retrouvées samedi 18 juillet à l’étang de Courtille pour manifester leur opposition au projet d’usine à pellets Biosyl. À l’appel du Réseau Forêt Limousine, les participants ont voulu sensibiliser les usagers du site, tracts à l’appui, et rappeler que le combat se poursuit alors que le chantier a démarré en février 2026.
Des inquiétudes sur la ressource forestière
Au cœur des critiques, la crainte d’une pression accrue sur les boisements locaux et d’une industrialisation de la forêt. Les opposants redoutent des coupes rases et une filière pilotée par des logiques de rentabilité rapide.
- Crainte d’un prélèvement massif de bois et d’un appauvrissement des milieux.
- Doutes sur le modèle économique de la biomasse à grande échelle.
- Questionnement sur l’usage d’aides publiques pour un projet contesté.
« Un projet financier qui est là pour faire de l’argent sur les forêts. »
Cette formule, lancée par un jeune militant présent sur place, résume l’état d’esprit des opposants qui entendent maintenir la pression, en particulier durant la saison estivale.
La maire présente, le promoteur maintient son calendrier
Dans la foule, la maire de Guéret a partagé ses réserves sur la structure de financement du projet, évoquant la place importante de capitaux privés et des prêts à court terme, qui, selon elle, poussent à rechercher une rentabilité maximale. Elle a également critiqué les aides publiques accordées à l’entreprise. Les opposants avancent le chiffre de 5 millions d’euros de subventions. De son côté, le PDG de Biosyl n’a pas répondu aux sollicitations, mais a indiqué que le chantier « suit son cours » depuis le mois de février 2026.
Deux recours devant la justice
Sur le plan juridique, deux recours déposés par des opposants sont actuellement examinés. Leur issue conditionnera en partie la trajectoire du projet dans les prochains mois. En attendant, les travaux se poursuivent, alimentant l’inquiétude des riverains et des défenseurs de la forêt qui veulent maintenir la vigilance.
Repères sur le dossier
| Élément | Détail |
|---|---|
| Démarrage du chantier | Février 2026 |
| Mobilisation à Courtille | Samedi 18 juillet 2026 |
| Recours en cours | 2 procédures examinées |
| Subventions (selon opposants) | 5 M€ |
Et après ?
Les collectifs prévoient de poursuivre leurs actions d’information locale. Le calendrier judiciaire, encore incertain, sera déterminant pour la suite. Entre attentes écologiques et promesses économiques, le débat s’ancre désormais dans le temps long, à quelques kilomètres du centre de Guéret, où chacun mesure les effets possibles sur les pratiques forestières et l’économie du bois.