Un hommage local pour un gendarme résistant
Le 6 août 2026, la brigade de Port a été le théâtre d'une cérémonie de mémoire rassemblant élèves-gendarmes, autorités civiles et militaires et associations d'anciens combattants. L'occasion : rendre hommage à Georges Chevalon, gendarme affecté à la brigade de Nantua, entré en résistance fin 1943, arrêté en février 1944 puis déporté au printemps 1944.
La commémoration, organisée par la 75e promotion de l'école de gendarmerie de Dijon, a souligné le parcours tragique de Chevalon : déporté en mars 1944 vers Mauthausen, transféré à Ebensee en septembre 1944, il est décédé le 6 mars 1945, quelques jours avant la libération du camp.
Présences et symboles
La cérémonie a rassemblé des personnalités locales et militaires, témoignant du lien entre mémoire et institution :
- les élèves-gendarmes de la 75e compagnie de l'école de Dijon ;
- la sous-préfète de Nantua ;
- le colonel commandant en second du groupement de l'Ain ;
- la cheffe d'escadron commandant la compagnie de Gex ;
- des élus et représentants d'associations, dont Jean-Claude Joguet (président) et le porte-drapeau de l'UNPRG-UD01.
La tenue de cette cérémonie au sein même de la brigade — et non uniquement dans un cadre statique de monument — a voulu rappeler que la mémoire des résistants est aussi une mémoire professionnelle, transmise aux futurs gendarmes.
Pourquoi cette commémoration importe
Pour les habitants de l'Ain, ce retour sur le parcours de Georges Chevalon replace des faits historiques dans le quotidien des brigades locales. Il rappelle le rôle des forces de l'ordre sous l'Occupation, les risques pris par des personnels qui ont rejoint la résistance, ainsi que la mémoire des victimes de la déportation.
| Élément | Information |
|---|---|
| Date de la cérémonie | 6 août 2026 |
| Parcours | Entrée en résistance (déc. 1943), arrestation (fév. 1944), déportation (mars 1944), décès (6 mars 1945) |
| Sites de déportation | Mauthausen puis Ebensee |
Au-delà d'un acte protocolaire, cette journée a servi de transmission entre générations : des recrues de l'école de Dijon ont pu entendre et mesurer l'engagement et le sacrifice d'un de leurs prédécesseurs. C'est ce lien vivant entre histoire et institution que la brigade de Port a voulu mettre en lumière.