La CIVIS passe à l’action face à la grève prolongée
À Saint‑Pierre et Petite‑Île, la dégradation de la collecte des ordures ménagères est devenue une réalité visible dans les rues depuis le début du mouvement social chez Derichebourg‑OI, engagé le 13 juillet. Après deux mises en demeure restées sans effet, la communauté d’agglomération du sud, la CIVIS, a décidé d’intervenir pour préserver la salubrité publique.
La collectivité a annoncé, dans un communiqué rendu public le 25 juillet, la décision d’« faire exécuter les prestations de collecte par une autre entreprise » à compter du lundi 27 juillet 2026. Cette relève est prise en charge financièrement par Derichebourg‑OI, titulaire du marché.
"Face à cette situation, qui demeure préjudiciable pour les habitants et continue de faire peser des risques sur la salubrité publique, la CIVIS applique ainsi les dispositions prévues au contrat afin d’assurer la continuité du service"
Un retour progressif à la normale
La collectivité indique que, compte tenu des retards accumulés, le rétablissement sera progressif. Les équipes mandatées interviendront en priorité dans les secteurs les plus affectés avant d’étendre l’effort à l’ensemble du territoire desservi.
- Date de la grève : 13 juillet 2026 (début du mouvement chez Derichebourg‑OI)
- Deux mises en demeure envoyées par la CIVIS, sans reprise complète du service
- Intervention d’un prestataire de substitution : démarrage le 27 juillet 2026, aux frais de Derichebourg‑OI
| Date | Événement |
|---|---|
| 13 juillet 2026 | Début du mouvement social chez Derichebourg‑OI |
| Juillet 2026 | Deux mises en demeure adressées par la CIVIS |
| 27 juillet 2026 | Entrée en service d’un prestataire temporaire mandaté par la CIVIS |
Les positions des protagonistes
Derichebourg‑OI, de son côté, a indiqué avoir formulé des "propositions ambitieuses" lors des négociations annuelles obligatoires, sans que cela entraîne la fin du conflit à la date du communiqué. La CIVIS, contrainte par son obligation de garantir le service public, a choisi la voie contractuelle : faire exécuter la mission par un tiers aux frais du prestataire défaillant.
Sur le terrain, les habitants attendent la reprise des tournées en priorité dans les quartiers où les bacs débordent et où la présence d’odeurs et de vecteurs représente un risque sanitaire. Les services municipaux et la CIVIS insistent sur la nécessité de suivre les consignes de tri et d’éviter les dépôts sauvages en bord de voie en attendant le rétablissement complet.
La situation reste à suivre : le calendrier de rattrapage des secteurs les plus touchés n’a pas été détaillé publiquement et dépendra de la capacité opérationnelle du prestataire mobilisé en urgence.
Bertrand Hoarau, correspondant à La Réunion