Contexte et éléments vérifiables
Depuis les révélations du Canard enchaîné, l'occupation par Aly Diouara d'un logement social à La Courneuve est au cœur d'une polémique. Les articles publiés dans la presse locale rappellent des faits précis : l'élu, également député de la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis, perçoit une indemnité parlementaire mensuelle de 7 637,93 € brut, soit 91 655,16 € par an. Son élection municipale en mars 2026 a été contestée par un recours déposé en avril, suspension qui a des conséquences sur le versement des indemnités liées au mandat de maire.
Ce que disent les règles du logement social
La possibilité d'occuper un logement social n'est pas liée à une appréciation discrétionnaire du voisinage mais à des plafonds de ressources et à des règles administratives strictes. Dans l'attribution, le revenu fiscal de référence retenu est celui de l'année N-2 — pour Monsieur Diouara, donc l'année 2024. À cette date, il était employé comme fonctionnaire territorial, poste qui détermine le niveau de ressources pris en compte pour l'accès au parc HLM.
- La demande de logement social se base sur des plafonds de ressources qui varient selon la composition du foyer et la zone géographique.
- Le revenu pris en compte est celui de l'année N-2 (ici 2024).
- Le bailleur Vilogia a confirmé au quotidien que l'accès au logement respecte ces règles.
La défense de l'élu
Aly Diouara a répondu publiquement aux accusations, expliquant sa situation et ses démarches pour quitter le parc social en faveur du secteur privé. Il affirme avoir relancé une demande de mutation et avoir cherché un logement privé, sans succès en raison de refus de propriétaires. Sur le principe de l'accès au logement social, il se défend en s'appuyant sur les règles en vigueur.
« J’en bénéficie dans le cadre des règles qui encadrent l’accès au logement social, notamment celles liées aux plafonds de ressources »
Conséquences locales et débat
Localement, la polémique alimente un débat sur la morale publique et l'accès aux logements sociaux dans une commune où la pression foncière et la demande sont fortes. Les habitants de La Courneuve sont concernés à double titre : par la transparence attendue des responsables publics et par la gestion d'un parc social rare. Sur le plan légal, les éléments disponibles indiquent que le maintien du bail est compatible avec la réglementation telle qu'appliquée aujourd'hui ; sur le plan politique, l'affaire interroge l'opportunité et l'image.
Points à suivre
Plusieurs éléments resteront à éclaircir : l'issue du recours contestataire sur l'élection municipale (qui a suspendu certaines indemnités), les suites administratives concernant les demandes de mutation du maire et l'évolution du débat public local autour de l'accès au logement social.
| Élément | Valeur / situation |
|---|---|
| Indemnité parlementaire | 7 637,93 € brut / mois (soit 91 655,16 € / an) |
| Revenu pris en compte pour HLM | Revenu fiscal de référence de l'année 2024 (N-2) |
| Bailleur | Vilogia (confirmation des règles appliquées) |
La transparence et la pédagogie resteront nécessaires pour que les habitantes et habitants de La Courneuve comprennent pourquoi, légalement, un élu aux revenus élevés peut, dans certaines circonstances, conserver un logement social. Le débat politique, lui, ne s'éteindra pas tant que persistera la question de l'équité d'accès au logement sur la commune.