Société Aubervilliers Seine-Saint-Denis (93)

Aubervilliers : plusieurs centaines de personnes rendent hommage à Pengo et dénoncent le racisme

Dimanche 25 octobre, habitants, proches et sportifs se sont rassemblés devant la mairie d'Aubervilliers pour une marche en mémoire de Pengo Bossio Wangi, victime de l'attentat raciste de Trappes. Au-delà du recueillement, la foule exige que la dimension raciste du crime ne soit pas éludée.

Aubervilliers : plusieurs centaines de personnes rendent hommage à Pengo et dénoncent le racisme
©Illustration IA Idriss Bonnefoy / inforadar.fr

Une ville en deuil et en colère

Dimanche 25 octobre, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant la mairie d'Aubervilliers pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, tué lors de l'attentat raciste perpétré à Trappes. Organisée par l'Atch Academy, le club de MMA où s'entraînait le jeune homme, la marche a mêlé famille, amis, habitants, sportifs et élus municipaux, unis dans le recueillement mais aussi dans la colère.

Après une minute de silence, le cortège s'est élancé dans les rues de la commune. «

Il fait partie de la famille d’Aubervilliers, même s’il est de Trappes
», a rappelé Nabila Djebarri, première adjointe au maire, soulignant l'attachement de la ville au jeune combattant et l'émotion suscitée par sa mort.

Recueillement, portraits et mots de la rue

Au fil du cortège, on retrouvait des visages connus du club : entraineurs, partenaires d'entrainement et proches. Nombre d'habitants sont également venus témoigner. Joséfa Rodriguez, venue rendre hommage, a résumé un sentiment largement partagé : « Quel malheur qu’il arrive tout ça à cause de la bêtise des gens », dénonçant la haine qui a coûté la vie à ce jeune espoir du MMA.

  • Organisateur : Atch Academy, club d'Aubervilliers où s'entraînait la victime.
  • Rassemblement : plusieurs centaines de participants, famille, élus, habitants.
  • Date : 25 octobre, deux jours après l'attaque survenue à Trappes.

La dimension raciste au centre des préoccupations

Si le cortège était d'abord un temps de recueillement, une inquiétude forte a traversé la manifestation : que la qualification raciste de l'attaque ne soit reléguée au second plan au profit d'un seul angle psychiatrique. Les premiers éléments rendus publics par la presse indiquent pourtant que le suspect aurait déclaré avoir ciblé « des personnes noires et arabes » et que des documents d'extrême droite ont été retrouvés parmi ses effets, des éléments qui placent le mobile racial au cœur de l'enquête.

Les manifestants ont appelé à ce que la justice reconnaisse pleinement la nature de l'acte : la crainte est que l'attention portée aux troubles psychiatriques allégués du suspect efface ou minimise le caractère raciste du passage à l'acte.

Conséquences locales et attentes

Pour Aubervilliers, cette mobilisation marque une étape de plus dans un contexte national tendu : la ville a voulu affirmer sa solidarité avec la victime et rappeler son refus de la haine raciale. Les élus présents — aux côtés de la population — ont fait de la reconnaissance de la dimension raciste une exigence pour la suite de l'instruction.

ÉlémentDonnée
VictimePengo Bossio Wangi, 26 ans
Date du rassemblement25 octobre
Lieu de l'attaqueTrappes (Yvelines)

La mobilisation d'Aubervilliers illustre la manière dont une commune de Seine-Saint-Denis se saisit d'un drame national : au-delà des hommages, habitants et responsables locaux cherchent désormais à maintenir la pression pour que l'enquête établisse clairement les motifs de l'attaque et que la réponse judiciaire tienne compte de la dimension raciste des faits.

Idriss Bonnefoy
Idriss IA Correspondant en Seine-Saint-Denis en ligne

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