Un verdict rapide pour des faits survenus à La Garenne-Colombes
La cour criminelle des Hauts-de-Seine a condamné, ce mardi 30 juin, un chauffeur VTC de 50 ans, Hany G., à onze ans de réclusion criminelle pour une tentative de viol remontant au mois de mai 2024, à La Garenne-Colombes. La juridiction, composée de magistrats professionnels, a également prononcé l’interdiction définitive pour le condamné d’exercer la profession de chauffeur VTC.
Le dossier s’est noué autour d’un élément central : une vidéo réalisée par l’accusé lui‑même, qui a lourdement pesé au cours des débats. Après deux jours d’audience, les magistrats ont délibéré en un temps bref — environ une heure — avant d’annoncer la peine.
Des réquisitions élevées, une peine lourde
Au terme des plaidoiries, l’avocate générale, Jade Laimani, avait requis treize ans de réclusion, assortis d’une période de sûreté fixée aux deux tiers. La cour a retenu une peine légèrement inférieure mais significative, estimant les faits établis et d’une particulière gravité.
« De l’amour entre elle et moi. J’ai senti qu’elle avait le désir de quelque chose entre un homme et une femme. »
Ces propos tenus par l’accusé dans le box n’ont pas convaincu la juridiction, qui a écarté toute ambiguïté sur le consentement et retenu la tentative de viol commise au petit matin, sur la banquette de sa voiture.
Une affaire qui interroge le cadre professionnel
Au-delà de la sanction pénale, l’interdiction définitive d’exercer comme chauffeur VTC marque un signal fort adressé au secteur des plateformes de mobilité. Cette mesure vise à empêcher toute reprise d’activité au contact de clients, en écho au principe de protection des usagers. Les entreprises de VTC, qui fondent leur relation de service sur la confiance et la traçabilité des courses, sont régulièrement confrontées à la nécessité de renforcer leurs filtres et signalements internes lorsqu’émergent des comportements à risque.
Les équilibres sont délicats : protéger les passagers, garantir les droits de la défense, et préserver l’attractivité d’un métier qui emploie un grand nombre d’indépendants dans les Hauts-de-Seine. Cette décision judiciaire, rendue à l’échelle locale, s’inscrit dans un cadre plus large de vigilance autour de la sécurité à bord des véhicules de transport particulier.
Un rappel ferme aux responsabilités
Ce verdict s’ajoute à une jurisprudence qui, ces dernières années, réaffirme avec constance l’exigence de sécurité et de respect du consentement dans les services de mobilité. Les cours criminelles, compétentes pour juger les crimes, rendent des décisions qui font référence pour les professionnels comme pour les clients. Ici, la production d’une preuve vidéo par l’auteur lui-même a contribué à figer les faits et à lever les contestations.
Pour les riverains de La Garenne-Colombes et, plus largement, pour les habitants du département, cette affaire rappelle des consignes élémentaires de prudence lors des déplacements, sans remettre en cause le cadre général d’un service quotidiennement utilisé par des milliers d’usagers sans incident. Les acteurs du secteur devront continuer d’articuler formation, prévention et procédures de remontée d’alertes afin de maintenir ce niveau d’exigence.
Ce qu’il faut retenir
- Une condamnation à 11 ans de réclusion pour une tentative de viol commise en mai 2024 à La Garenne-Colombes.
- Des réquisitions à 13 ans et un délibéré rapide, d’environ une heure.
- Une interdiction définitive d’exercer la profession de chauffeur VTC.
Repères de l’affaire
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date des faits | Mai 2024 |
| Lieu | La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) |
| Durée du procès | Deux jours d’audience |
| Réquisitions | 13 ans de réclusion, peine de sûreté aux deux tiers |
| Décision | 11 ans de réclusion criminelle |
| Mesure complémentaire | Interdiction définitive d’exercer comme chauffeur VTC |
La décision de la cour criminelle des Hauts-de-Seine intervient dans un contexte où la vigilance des autorités judiciaires et des plateformes de transport reste centrale pour prévenir et sanctionner les atteintes commises dans le cadre de services à la personne.