Un parc renaturé sur une friche industrielle
Le 3 juillet, le Département des Hauts-de-Seine a officiellement ouvert la seconde tranche du Jardin des Papeteries, à Nanterre. Aménagé sur l'ancienne emprise industrielle des Papeteries de la Seine, cet espace participe à la transformation progressive d'un secteur longtemps occupé par l'industrie en un site de nature accessible au public. La phase inaugurée couvre 2,2 hectares supplémentaires, qui viennent s'ajouter aux 1,6 hectare aménagé en 2012, portant la surface totale actuelle à 3,8 hectares.
Le chantier a représenté un coût important pour les collectivités : près de 9,5 millions d'euros au total, majoritairement financés par une subvention de l'État via le Fonds vert, couvrant 80 % du montant. Le parti pris technique et écologique du jardin est visible : dépollution des sols, végétalisation et gestion circulaire de l'eau.
« Le mois de juin dernier et sa canicule resteront dans toutes les mémoires. Dans ce contexte, ce jardin n'est pas un supplément d'âme mais un outil : chaque mètre carré de pleine terre est une réponse concrète au dérèglement climatique. » — Raphaël Adam, maire de Nanterre.
Gestion de l'eau et solutions techniques
Le nouvel espace intègre un dispositif de phytoépuration : l'eau est prélevée dans la Seine, traitée successivement dans des bassins filtrants puis réutilisée pour l'irrigation et l'alimentation du contre-fossé. Cette approche vise à réduire la dépendance aux ressources extérieures et à assurer une irrigation autonome, un atout en période de canicule.
- Objectif local : offrir un nouvel espace de nature en cœur de ville.
- Dimension technique : dépollution des sols et gestion circulaire de l'eau.
- Financement : subvention étatique majoritaire via le Fonds vert.
Une Stratégie nature ambitieuse pour 2026-2030
Parallèlement à l'inauguration, l'Assemblée départementale a adopté la Stratégie nature 2026-2030. Cette feuille de route fixe des objectifs chiffrés pour l'ensemble du 92 : planter 30 000 arbres, créer 20 hectares d'espaces naturels supplémentaires et développer des corridors écologiques permettant d'interconnecter les sites de biodiversité, pour un linéaire visé de 50 kilomètres d'axes verts reliant Antony à Gennevilliers.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Surface Jardin des Papeteries | 3,8 ha |
| Coût global tranche | ≈ 9,5 M€ |
| Part de subvention État (Fonds vert) | 80 % |
| Objectif arbres 2026-2030 | 30 000 |
| Nouvelle nature visée | 20 ha |
| Longueur des corridors | 50 km |
Enjeux locaux et perspectives
Sur le plan local, le projet répond à plusieurs impératifs : atténuer les îlots de chaleur, améliorer la qualité des sols et des eaux, et offrir des espaces de respiration en proximité des quartiers. Pour les élus, il s'agit aussi de convertir des friches urbaines en équipements paysagers, tout en impliquant l'État et les services techniques pour financer des opérations coûteuses de dépollution.
Reste à préciser les calendriers opérationnels pour la plantation des 30 000 arbres et la création des 20 hectares supplémentaires, ainsi que les modalités de concertation avec les villes et les associations naturalistes. L'enjeu sera de lier ambition technique et acceptabilité locale, notamment dans des secteurs densément urbanisés où l'espace disponible est contraint.
Informations pratiques
Le Jardin des Papeteries est accessible depuis Nanterre ; les aménagements inaugurés sont désormais ouverts au public. Les habitants souhaitant suivre le déploiement de la Stratégie nature peuvent consulter les prochaines réunions publiques du Département et les communications officielles qui préciseront les opérations par commune.