Une mobilisation pour alerter sur un climat de travail « particulièrement préoccupant »
Le 9 juillet, l'équipe pédagogique du Centre de formation d'apprentis Alméa de Chaumont est de nouveau descendue dans les locaux pour exprimer son inquiétude face à une situation sociale et humaine qu'elle juge « particulièrement préoccupante ». Malgré des aides financières annoncées — notamment 700 000 € du GIP Haute-Marne —, les salariés estiment que l'argent ne suffira pas sans une révision du fonctionnement interne.
Depuis le mouvement d'avril dernier, la tension perdure. Au printemps, l'annonce d'une possible fermeture des antennes de Chaumont et Saint-Dizier avait déclenché une forte réaction : grève de la faim pour certains, reprise des cours ensuite, mais pas d'apaisement durable. Les personnels, qui assurent la continuité pédagogique auprès des apprentis et des entreprises, disent subir une multiplication de pressions et d'intimidations.
« Le contexte social et humain est devenu particulièrement préoccupant. »
Plusieurs salariés font l'objet de procédures individuelles et évoquent des menaces de licenciement, parallèlement au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en cours. Les risques psychosociaux sont, selon eux, élevés. Jeudi, une réunion de l'équipe a rassemblé salariés et représentants : l'inspecteur du travail s'est rendu sur place. La direction, présente un temps, a quitté les locaux sans poursuivre les échanges, selon les participants.
Revendiations et calendrier
Les salariés ont formulé au moins deux revendications claires, dont la plus emblématique porte sur le lieu du comité social et économique extraordinaire lié au PSE : il doit se tenir à Chaumont, « sur le site directement concerné et en présence des salariés », et non à Châlons-en-Champagne. Ils demandent aussi des excuses officielles de la direction pour les pressions, intimidations et humiliations subies depuis le 8 avril.
- Maintien d'une présence du CSE extraordinaire à Chaumont
- Des excuses formelles de la direction aux salariés
- Révision du fonctionnement interne, au-delà des moyens financiers
| Date | Événement |
|---|---|
| 8 avril | Annonce de la fermeture envisagée des antennes ; grève de la faim |
| 9 juillet | Nouvelle mobilisation de l'équipe pédagogique |
| 10 juillet | Prévision d'un CSE extraordinaire dans le cadre du PSE |
Pour les acteurs locaux — entreprises accueillant des apprentis, jeunes en formation et collectivités — l'enjeu est important : le maintien d'une offre de formation par alternance sur le territoire est considéré comme essentiel. Les salariés répètent qu'injecter des moyens financiers sans corriger les pratiques managériales et organisationnelles n'apaisera pas les tensions.
La suite dépendra en grande partie du déroulé du comité social et économique extraordinaire annoncé et de la capacité des parties à engager un dialogue apaisé. À Chaumont, la communauté éducative observe et attend des réponses concrètes pour garantir la pérennité des formations et la santé au travail des équipes.