Un festival attendu, un clap de fin anticipé
La scène devait s’installer à deux pas de La Rochelle. D’abord imaginée aux Minimes, sur le parking du Lazaret, puis déplacée à Lagord sur le stade Moulin-Benoist, la première édition de la Dimancherie n’aura finalement pas lieu les 15 et 16 août 2026. Les organisateurs mettent fin au projet. Décision annoncée le 1er juillet, via un communiqué sur Instagram. Le choix est tombé comme une lame de fond, avant que la houle de l’été n’arrive.
« On a préféré arrêter » : la parole des organisateurs
« Nous avons préféré arrêter avant qu’il ne soit trop tard. »
Le co-président Fabien Guignet parle sans détour. L’équipe, bénévole, a buté sur le temps. Trop court pour déployer l’ensemble des aménagements liés à la sécurité. Une autre phrase résume l’état d’esprit :
« Nous faisons cela pour le plaisir avant tout. Nous avons préféré annuler avant que cela ne mette en péril les finances de l’association. »
Le constat est partagé par tout le collectif : le calendrier, serré, ne permettait plus de boucler une installation complète et conforme.
Des mois d’aller-retours, puis le point final
L’histoire du festival aura été une suite de virages. Au départ, un projet au Lazaret, dans le quartier des Minimes, à La Rochelle. La nouvelle municipalité menée par Olivier Falorni ne le valide pas. Cap est alors mis sur Lagord. La mairie accompagne. Le site est trouvé, au Moulin-Benoist. Mais l’horloge tourne, et la marge technique s’évapore. Le communiqué l’écrit sans détour : l’équipe s’est battue, elle n’y est pas arrivée dans les temps.
Public concerné, billets remboursés
Environ 2 000 personnes avaient déjà leur précieux sésame. L’annonce préserve leurs porte-monnaie : l’intégralité des billets sera remboursée sous une à deux semaines, promet l’organisation. Un signal clair envoyé au public, pour clore proprement ce chapitre.
| Échéance | Élément |
|---|---|
| 1er juillet 2026 | Annonce officielle de l’annulation |
| 15-16 août 2026 | Dates initiales du festival (annulé) |
| 1 à 2 semaines | Délai annoncé pour les remboursements |
Itinéraire contrarié, cap maintenu
Malgré ces remous, l’association n’abandonne pas l’horizon. Elle garde un rendez-vous au Gabut, à La Rochelle, le 26 juillet, pour la dernière Dimancherie de l’année. Une étape plus modeste, mais réelle, pour garder le lien avec le public.
Conséquences locales : un trou dans l’agenda estival
Pour l’agglo rochelaise, l’annulation retire un temps fort estival à proximité immédiate du port. Les professionnels qui espéraient des retombées autour du stade de Lagord ne verront pas la vague. Les services techniques et de sécurité, eux, échappent à une montée en puissance en plein mois d’août. Sur le terrain, la prudence a prévalu sur l’urgence.
Ce que retiennent les bénévoles
- Un projet porté par une association de bénévoles, avec des contraintes de temps et de moyens.
- Un changement de site qui a complexifié l’ingénierie de sécurité.
- Une décision prise tôt pour protéger les finances et le public.
Dans les faits, la séquence raconte un apprentissage. Monter un festival, même de proximité, réclame des mois de préparation, des validations successives et un filet de sécurité budgétaire. Ici, le compte à rebours a parlé. Le public, lui, sera remboursé. Et le Gabut accueillera, fin juillet, un dernier souffle musical avant la pause.