Une vidéo largement diffusée, une enquête rapide
La diffusion d'une vidéo montrant l'agression d'un garçon de 12 ans a déclenché une enquête à Laval. La scène, très commentée sur les réseaux sociaux, montrait la victime à terre recevant de nombreux coups et parfois menacée par un couteau, tandis qu'une autre personne filmait.
Deux mineurs identifiés et déférés
Les investigations menées par la direction départementale de la police nationale de la Mayenne ont permis d'identifier et d'interpeller deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans. Les deux ont été placés en garde à vue puis déférés au parquet de Laval. Selon la procureure de la République, Anne-Lyse Jarthon, les jeunes ont reconnu les faits lors de leur audition.
"les deux mineurs mis en cause ont reconnu avoir commis des violences sur la victime"
Les constatations médicales indiquent une incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours pour la victime. Les chefs de mise en cause retenus incluent notamment la qualification de "violence ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours", précision donnée par la magistrate.
Rôles établis et suite judiciaire
Les éléments rassemblés par les enquêteurs permettent de préciser le rôle de chacun :
- l'adolescent de 15 ans est présenté comme l'auteur principal des coups et aurait également exhibé un couteau ;
- le mineur de 16 ans a filmé la scène et, d'après la procureure, a lui aussi porté quelques coups à la victime.
| Âge | Rôle | Situation judiciaire |
|---|---|---|
| 12 ans | Victime | ITT = 10 jours |
| 15 ans | Auteur principal (coups, arme exhibée) | Déféré, comparution le 29 juillet |
| 16 ans | Filmeur, quelques coups | Déféré, comparution le 29 juillet |
Le plus âgé des mis en cause est par ailleurs connu des services de police et de justice et a déjà été condamné par la juridiction des mineurs. Lors des auditions, l'adolescent qui a filmé l'agression a nié avoir diffusé massivement la vidéo, assurant ne l'avoir transmise qu'à deux personnes.
Audience fixée et enjeux locaux
Les deux mineurs comparaitront devant le tribunal pour enfants le 29 juillet. Ils sont poursuivis notamment pour les violences ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours. L'un d'eux se trouve en détention provisoire à l'issue des mesures de mise en examen.
Cette affaire rappelle la facilité avec laquelle des images violentes peuvent circuler, amplifiant le traumatisme des victimes et interrogeant la prévention auprès des jeunes. À Laval, les autorités judiciaires et policières ont privilégié la rapidité d'investigation, tandis que la communauté éducative et les associations locales seront sans doute sollicitées pour accompagner les familles et travailler sur la prévention de la violence entre mineurs.
La procédure suivra son cours au tribunal pour enfants. Toute personne disposant d'informations complémentaires est invitée à se rapprocher des services de police compétents.