Un démarrage d’exercice solide pour le géant sarthois
Basé à Sablé-sur-Sarthe, le groupe agroalimentaire LDC signe un démarrage d’exercice remarqué : son chiffre d’affaires du premier trimestre 2026-2027 atteint 1,856 milliard d’euros, en hausse de 10,3 % par rapport au même trimestre de l’an passé. Dans le communiqué publié par le groupe, cette progression est attribuée principalement à la dynamique à l’international et à l’intégration récente d’activités traiteur.
Leader national de la volaille et propriétaire de marques connues — Le Gaulois, Loué, Maître CoQ et Marie —, LDC voit toutefois des tendances contrastées selon les marchés. Si l’activité internationale grimpe fortement, la France subit encore les effets des épisodes récents de grippe aviaire.
- Chiffre d’affaires : 1,856 milliard d’euros au 1er trimestre 2026-2027 (+10,3 %).
- Croissance à périmètre constant : +6 %.
- Volumes vendus : +12,8 % globalement ; en France, les volumes de volaille reculent de 2 %.
Le groupe souligne que l’intégration du groupe Pierre Martinet, finalisée en 2025, a contribué à gonfler l’activité traiteur. Par ailleurs, les sites industriels en Pologne et en Hongrie ont porté la croissance internationale, affichant une progression de plus de 20 %. LDC signale néanmoins un incident : un incendie dans une usine hongroise début juin. Le groupe estime que les mesures prises permettront de limiter l’impact sur la production.
En France, la branche volaille enregistre une hausse de chiffre d’affaires (+3,8 %) mais voit ses volumes diminuer, conséquence directe des épisodes de grippe aviaire survenus en fin d’exercice précédent. Malgré ce recul des volumes hexagonaux, la diversification géographique et produit compense largement.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Chiffre d’affaires (1er trim.) | 1,856 Md€ |
| Croissance annuelle | +10,3 % |
| Volumes vendus | +12,8 % |
| Objectif annuel visé | Chiffre d’affaires > 7,7 Md€, marge opérationnelle > 5,5 % |
Fort de ces résultats, LDC confirme ses objectifs annuels : dépasser 7,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et atteindre une marge opérationnelle courante supérieure à 5,5 % sur l’ensemble de l’exercice. Pour le territoire sarthois, ces indications de croissance sont autant de signaux positifs pour l’emploi et l’activité industrielle locale, même si la fragilité liée aux crises sanitaires aviaires rappelle la vulnérabilité du secteur.
Sur le plan pratique, les observateurs locaux garderont un œil sur l’évolution des volumes en France et sur la reprise effective des capacités de production en Hongrie après l’incendie. À Sablé-sur-Sarthe, la maison mère reste un acteur central : ses décisions d’investissement et ses résultats auront des répercussions directes sur les sous-traitants et l’emploi du bassin.