Un bouleversement pastoral qui redessine les contours locaux
Depuis le 1er septembre 2026, le paysage ecclésial du Pas‑de‑Calais connaît une profonde mutation : le diocèse d’Arras a décidé de réduire le nombre de paroisses de 89 à 11. Cette recomposition vise à regrouper les fidèles en espaces missionnaires — au nombre de 36 — et entraîne des mouvements de clergé dans plusieurs secteurs.
La nouvelle a pris corps dans les églises locales par des cérémonies marquées par l’émotion. À Ardres et Guînes, chorales et fidèles ont tenu à rendre hommage aux prêtres appelés à d’autres missions, dans une ambiance à la fois recueillie et reconnaissante.
« C’est un hommage solennel et sincère que tous les fidèles de nos paroisses voulaient rendre à nos curés qui ont sillonné sans relâche nos paroisses »— Hervé Duhamel, chef de la chorale ardrésienne
Départs et nouvelles responsabilités
La réorganisation a provoqué des changements concrets de desserte. Dans le secteur rassemblant Ardres, Licques et Guînes, la nouvelle paroisse Sainte‑Rita se compose désormais de trois espaces missionnaires. Plusieurs prêtres sont concernés :
- Père Paul Babindamana : départ d’Ardres.
- Père David Godefroit : départ de Guînes et Licques.
- Père Hendi Algave (ou Henri Algave selon les mentions) : chargé de l’espace missionnaire Ardres‑Licques‑Guînes.
- Abbé Aimé‑Claude N’Siangu‑N’Kinzi : appelé à seconder Hendi Algave.
D’autres secteurs ont été réorganisés : Calais, Marck et Les Attaques formeront un espace missionnaire confié au père Pierre‑Marie Leroy, qui supervisera trois espaces ; le secteur Oye‑Plage / Audruicq sera dirigé par le père Gervais Ibata‑Okombi, assisté des abbés Arlain Pierre et Phu‑Thomas Truong‑Quang.
| Secteur | Responsable | Adjoints |
|---|---|---|
| Ardres / Licques / Guînes | Hendi Algave | Aimé‑Claude N’Siangu‑N’Kinzi |
| Calais / Marck / Les Attaques | Pierre‑Marie Leroy | — |
| Oye‑Plage / Audruicq | Gervais Ibata‑Okombi | Arlain Pierre, Phu‑Thomas Truong‑Quang |
Conséquences pour les paroissiens
Pour les fidèles, ces changements signifient modification des lieux de culte fréquentés, adaptation des horaires et, pour certains, l’accueil de nouveaux curés. Les chorales locales ont témoigné de la continuité du lien communautaire malgré la rupture organisationnelle : chants, hommages et rassemblements traduisent une volonté de maintenir la vie paroissiale au niveau local.
Sur le terrain, des questions pratiques se posent encore : comment seront organisés les horaires de messes entre les clochers rapprochés, quelles missions spécifiques seront confiées aux nouveaux espaces, et comment seront accompagnés les paroissiens les plus isolés ? Le diocèse d’Arras, à l’origine de la réforme, reste l’interlocuteur pour les détails d’application.
La réorganisation illustre une tendance nationale : face à la baisse des vocations et aux contraintes pastorales, les diocèses multiplient les regroupements. À l’échelle du Pas‑de‑Calais, les prochains mois permettront de mesurer l’effet réel de cette réorganisation sur la vie religieuse et associative des communes concernées.
Les cérémonies de rentrée et les hommages récents n’ont pas seulement marqué des adieux : ils ont aussi rappelé la place des églises comme lieux de rassemblement, d’entraide et de mémoire, au cœur des villages et des petites villes du département.