Une décision prise au nom de l’unité face aux enjeux financiers et politiques
Ce jeudi 16 juillet, à l’issue de l’élection qui a porté Pierre‑Jean Verzelen à la présidence du Conseil départemental, le groupe L’Aisne Progressiste et Solidaire a annoncé qu’il poursuivrait sa participation à la coalition rassemblant la droite et la gauche au sein de l’assemblée départementale.
Composante de la majorité départementale depuis 2018, ce groupe rappelle qu’il avait choisi cet alignement pour permettre au département d’être gouverné « malgré la forte montée des extrêmes ». Fidèle à cette posture, il a renouvelé en 2021 son engagement dans la large coalition et, cette fois encore, préfère « l’intérêt des Axonaises et des Axonais plutôt que les logiques partisanes », selon son communiqué officiel.
Des garanties obtenues et des priorités définies
La décision n’est pas affichée comme un blanc‑seing. Le groupe indique avoir obtenu des garanties sur les orientations de la fin de mandat. Deux priorités sont explicitement mises en avant :
- la jeunesse axonaise ;
- la rénovation des collèges.
Ces thèmes renvoient à des préoccupations tangibles pour les territoires ruraux de l’Aisne : entretien des établissements scolaires, attractivité des communes, et réponses aux besoins d’une population jeune parfois dispersée sur un large territoire.
Un renforcement de la représentation au sein de la majorité
Sur le plan des postes exécutifs, le groupe précise qu’il dispose désormais de trois vice‑présidences, contre deux auparavant. Il signale aussi que Michèle Fuselier a choisi de ne plus occuper la fonction de première vice‑présidente.
| Avant | Maintenant |
|---|---|
| 2 vice‑présidences | 3 vice‑présidences |
Un appel à la vigilance face à l’extrême droite
Le groupe met en garde contre le risque, selon lui « jamais aussi élevé », d’un basculement du Conseil départemental vers l’extrême droite en 2028. Pour cette raison, il appelle les forces républicaines à se rassembler et annonce qu’il restera attentif aux actes de la majorité : « il ne s’agit nullement d’un blanc‑seing », précise le communiqué. Le groupe insiste également sur sa vigilance quant à l’absence de tout lien, direct ou indirect, entre des membres de la majorité et l’extrême droite.
Une posture constructive et exigeante
Signé par Sébastien Eugène (président du groupe) et plusieurs de ses membres — Hugues Cochet, Dominique Duclos, Michèle Fuselier, Anne Maricot, Yann Rojo et Annie Tujek — le texte se veut à la fois explicatif et dissuasif : explicatif parce qu’il détaille les axes de travail pour la fin du mandat ; dissuasif parce qu’il pose une condition morale et politique à sa participation continue.
À l’échelle du département, ce choix témoigne d’une volonté de maintenir une gouvernance stable face à des contraintes financières qualifiées de « majeures », et d’assurer une représentation capable de défendre l’Aisne auprès de l’État. Reste à observer, dans les prochains mois, comment ces engagements se traduîtront concrètement au sein des politiques publiques départementales et des budgets alloués aux priorités annoncées.