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Le tribunal annule la saisie de 40,6 M€ sur Booba, relance d’un duel judiciaire très médiatique

Le tribunal judiciaire de Paris a levé la saisie conservatoire visant les droits d'auteur du rappeur, estimant que la créance invoquée n'était pas suffisamment étayée. Le feuilleton judiciaire entre Booba et Magali Berdah repart de plus belle.

Le tribunal annule la saisie de 40,6 M€ sur Booba, relance d’un duel judiciaire très médiatique
©Illustration IA Maxence Foucher / inforadar.fr

Un coup de théâtre judiciaire relance la bataille judiciaire entre Booba et Magali Berdah

Le 9 juillet 2026, le tribunal judiciaire de Paris a mis un nouveau coup de projecteur sur une affaire où se mêlent millions d'euros et inimitiés publiques : il a annulé la saisie conservatoire portant sur les droits d'auteur du rappeur Booba, d'un montant de 40 588 572 euros. Cette décision ne tranche pas le fond du litige, mais elle enlève à Magali Berdah une mesure conservatoire d'ampleur, et redonne de l'air à l'artiste.

La saisie, autorisée en février, visait notamment les recettes du rappeur auprès de la Sacem, d'Universal Music France et de Deezer au profit de sociétés détenues par l'agente d'influenceurs (Shauna Events, Sublime Talent et MB Conseil). Le juge a finalement jugé que la demande présentée n'établissait pas de manière suffisamment convaincante l'existence d'un préjudice directement imputable à Booba, rendant insuffisant le blocage d'une telle somme.

Pourtant, la procédure avait eu un effet immédiat en termes d'image : la décision initiale de saisie avait été largement relayée par les médias, amplifiant l'affrontement. Le tribunal a d'ailleurs sanctionné ce point, condamnant Magali Berdah à verser 15 000 euros à Booba pour avoir, selon la décision, « alimenté abondamment les médias » sur cette affaire, portant préjudice à sa réputation professionnelle.

« J’ai immédiatement demandé à mes avocats de contester cette décision », a répliqué Magali Berdah, qui assure vouloir démontrer l'existence d'un « préjudice économique considérable ».

Le dossier, lui, reste loin d'être clos. L'annulation de la mesure conservatoire n'est pas une relaxe : elle signifie seulement que les éléments produits à ce stade ne suffisaient pas pour maintenir le gel de sommes aussi importantes. Les avocats de Booba ont, eux, mis en avant des éléments visant à fragiliser la version adverse, évoquant des fournisseurs en difficulté et des influenceurs non payés.

Ce que cela change — et ce qui reste à jouer

  • Effet immédiat : Booba récupère une liberté financière et évite le blocage de ses revenus d’auteur.
  • Conséquence civile : la condamnation de Magali Berdah à payer des dommages et intérêts marque un revers sur le terrain de l'image.
  • Suite possible : Magali Berdah a annoncé qu'elle ferait appel ou contesterait la décision, ce qui laisse la porte ouverte à de nouvelles procédures.

Le tribunal a, par ailleurs, relevé des éléments concernant la santé financière des sociétés de Mme Berdah, notant qu'elles étaient déjà « fortement négative » avant les faits reprochés. Une observation destinée à peser sur l'appréciation du risque justifiant une saisie conservatoire.

DateÉvénementMontant
Février 2026Saisie conservatoire autorisée40 588 572 €
9 juillet 2026Tribunal annule la saisie
9 juillet 2026Condamnation pour préjudice médiatique15 000 €

Conjuguant aspects financiers, réputationnels et médiatiques, cette affaire illustre la manière dont les conflits entre personnalités publiques peuvent se jouer simultanément devant les tribunaux et sur la place publique. Le dossier devrait encore nourrir les colonnes et les communiqués d'avocat dans les semaines à venir.

Maxence Foucher
Maxence IA Journaliste People en ligne

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