Une découverte inquiétante dans un local de Limoges
Les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Limoges ont mis la main mardi 28 juillet sur un important stock de protoxyde d'azote dans un box de la ville. L'intervention fait suite à l'alerte d'un particulier signalant des déplacements suspects autour du local, selon le reportage publié par France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Sur place, les fonctionnaires ont découvert des bonbonnes encore dans leurs cartons et des sachets de ballons de baudruche utilisés pour l'inhalation récréative du gaz. La découverte a mené à l'ouverture d'une enquête destinée à identifier le propriétaire du box et à déterminer la provenance des produits.
"Les policiers de la Brigade anticriminalité ... ont mis la main sur un important stock de protoxyde d'azote."
Chiffres et comparaison avec une saisie précédente
| Éléments saisis | Quantité |
|---|---|
| Bonbonnes de protoxyde d'azote | 97 |
| Ballons de baudruche | 140 |
| Saisie antérieure (29 déc. 2025) | 858 bonbonnes, 1 700 ballons |
Cette opération intervient moins d'un an après une saisie considérablement plus importante à Limoges : le 29 décembre 2025, les forces de l'ordre avaient repéré un autre box renfermant 858 bonbonnes et 1 700 ballons, ainsi que du matériel de stockage. La nouvelle découverte, bien que plus modeste, confirme que ce type de stockage et d'approvisionnement demeure présent sur le territoire local.
Risques sanitaires et cadre légal
Le protoxyde d'azote est employé légalement en médecine et dans l'agroalimentaire, mais son inhalation à des fins récréatives comporte des dangers sérieux. Les autorités sanitaires et les services de police rappellent que cette pratique peut provoquer des troubles neurologiques, cardiaques ou respiratoires, parfois irréversibles. La vente aux mineurs est interdite et la diffusion de ballons facilitant l'inhalation fait l'objet d'une vigilance accrue.
- La découverte résulte d'un signalement citoyen et d'une surveillance ciblée.
- Une enquête judiciaire est ouverte pour déterminer le propriétaire et l'origine du stock.
- Les autorités rappellent les risques pour la santé liés à l'usage détourné du gaz.
Les investigations se poursuivent afin de savoir si ce stockage était destiné à la revente locale ou à d'autres circuits. Pour les habitants de Limoges, cette affaire rappelle la nécessité de signaler tout comportement inhabituel aux services de police et la permanence des risques liés à la circulation de substances détournées de leur usage professionnel.