Un 100e épisode sous pavillon charentais
Depuis le 8 juin, la collection policière de France Télévisions a fait de la Charente-Maritime son plateau grandeur nature. Le tournage de « Meurtre à Fort Boyard » s’est installé entre Rochefort, La Rochelle et Fouras, avec une dernière ligne droite prévue jusqu’au 3 juillet. Pour ce 100e épisode, la production a choisi de s’ancrer au cœur du territoire, devant la capitainerie de Rochefort comme sur le fort en mer, symbole du Pertuis d’Antioche.
Plateau en ébullition à Rochefort
Mardi 30 juin, le plateau s’active tôt quai côté ville. Appel général à 9 h pour les comédiens, mais la régie est sur site dès 6 h 45 pour dresser le décor et caler les axes. Aux commandes, la réalisatrice Florence Fauquet enchaîne les prises. Cette semaine concentre les scènes de gendarmerie, avec Olivia Côte, Marie Petiot et la présence d’André Bouchet (Passe-Partout), clin d’œil à la légende télévisuelle du fort voisin.
« On est sur les lieux depuis 6 h 45 pour tout préparer »
La phrase claque en bord de Charente. Signée par Aurore Pomies, régisseuse générale, elle dit la mécanique minutieuse d’un tournage itinérant qui compose avec la marée, la chaleur et la circulation urbaine.
Fort Boyard, cinq jours au large et une logistique millimétrée
La première semaine s’est jouée au large, sur Fort Boyard. L’équipe a mis le cap chaque matin vers la tour de pierre. Un bateau dédié, des allers-retours quotidiens, et une chaîne d’acheminement réglée au nœud près : 30 minutes de traversée, plus 20 minutes de chargement et de déchargement pour le matériel. « C’était technique », confie la régie, mais l’épreuve a soudé les équipes dans la fournaise d’une canicule tenace.
| Lieu | Nature des scènes | Période |
|---|---|---|
| Fort Boyard | Séquences en mer et sur le fort | Première semaine (5 jours) |
| Rochefort | Scènes de gendarmerie, extérieurs capitainerie | Dernière semaine jusqu’au 3 juillet |
| La Rochelle / Fouras | Extérieurs et ambiances | Pendant la session 8 juin – 3 juillet |
Des visages d’ici, devant et derrière la caméra
Au-delà des sites, la production s’appuie sur les forces locales. Environ une centaine de figurants issus du département apparaissent à l’image. Côté technique, sur près de 40 professionnels mobilisés, presque la moitié vient des environs. La régie souligne une équipe paritaire, rare et saluée. Résultat : des retombées concrètes pour les métiers du cinéma en Charente-Maritime, de la prise de son au repérage, en passant par la coiffure et la machinerie.
Soutiens locaux et vitrine nationale
Le dispositif a été facilité par l’appui de la Ville de Rochefort et de la Communauté d’agglomération Rochefort Océan. Autorisations, accès aux lieux, coordination avec les services : une filière du film local qui montre son efficacité. La collection « Meurtres à… » a bâti sa réputation sur le dialogue entre intrigue et territoire. Ici, les quais, les pontons et la pierre blonde deviennent partenaires d’écran. La diffusion à l’échelle nationale fera résonner ces images, du fort battu par le vent aux ruelles de la ville arsenal.
Un tournage qui irrigue la vie locale
Ces semaines ont rempli les carnets de commandes des hébergeurs, loueurs de bateaux, restaurateurs et transporteurs. Les contraintes maritimes ont exigé des rotations coordonnées et des fenêtres météo maîtrisées, sans déborder sur la navigation de loisir ni l’activité portuaire. L’équipe a aussi composé avec les températures extrêmes, multipliant ombrages et points d’eau pour tenir le rythme en sécurité.
Ce qu’il faut retenir
- Tournage du 8 juin au 3 juillet entre Rochefort, La Rochelle et Fouras.
- 5 jours sur Fort Boyard avec une logistique maritime chronométrée : 30 min de mer, 20 min de manutention.
- Un ancrage local affirmé : ~100 figurants du département et près de la moitié des techniciens issus du secteur.
Dernières prises avant clap final, puis la Charente-Maritime laissera la caméra repartir. Les images, elles, resteront. Et rediront, à l’écran, la force d’un littoral qui sait accueillir la fiction sans perdre son cap.