Une pollution au goudron repérée à hauteur de Bas-Oha
Depuis la découverte d'une importante pollution visuelle à la surface de la Meuse, entre Bas-Oha et Andenne, les opérations de nettoyage ont été engagées. La société UDH (Urgence Dépollution Hydrocarbures) est intervenue pour contenir et traiter le produit, identifié comme un goudron très visqueux qui a colonisé la surface de l'eau et une partie des berges.
Aux premières heures qui ont suivi l'incident, des hypothèses ont circulé dans la presse et sur les réseaux. L'une d'elles évoquait des enfants ayant actionné une vanne sur un site industriel ancien comme origine du sinistre. Cette version a été formellement contestée par le cogérant d'UDH sur place.
"On connaît la source de la pollution et c'est bien cette ancienne usine, par contre, un tas de supercheries ont été dites sur son origine. À vrai dire, on ne sait pas exactement quel événement a causé une telle pollution mais l'histoire des enfants ayant actionné une vanne est fausse."
Le propos souligne une distinction importante : si la source (une ancienne usine) est identifiée, le moment précis et le mécanisme exact ayant conduit au rejet restent indéterminés. Le goudron a vraisemblablement transité dans les réseaux et s'est retrouvé dans le cours d'eau après un laps de temps non précisé.
Des contraintes techniques et naturelles
Sur le terrain, l'intervention s'avère complexe pour plusieurs raisons. Le produit incriminé n'est pas du mazout classique ; il est décrit comme particulièrement collant et difficile à extraire. UDH a posé des barrages flottants et des boudins absorbants, et procède à des analyses pour décider des étapes suivantes, qui pourront inclure du pompage selon l'évolution dans les dispositifs de retenue.
- Viscosité : le goudron devient visqueux au contact de l'eau et adhère aux herbes des berges.
- Faible débit : le courant réduit cet été a favorisé la dispersion latérale et l'accrochage aux rives.
- Facteurs externes : météo, navigation et mouvements naturels de la Meuse influenceront la durée des opérations.
L'entreprise précise qu'une action humaine systématique le long de toute la rivière n'est pas réalisable. De ce fait, il est possible que des traces subsistent même après la fin des interventions actives, notamment sur des berges difficiles d'accès.
| Acteur | Rôle |
|---|---|
| UDH | Intervention et dépollution |
| Autorités locales (suivi) | Enquête et coordination |
| DNF | Surveillance de la faune (mentionnée dans d'autres comptes-rendus) |
Impacts et précautions
À ce stade, aucune mortalité animale massive n'a été rapportée, mais les observateurs restent vigilants. Les poissons peuvent être affectés indirectement par la chaleur de l'eau et le manque d'oxygène, ce qui peut les amener à frôler la surface où les hydrocarbures sont présents.
Le club nautique Hesbaye-Condroz de Bas-Oha a annoncé la fermeture temporaire de ses installations le temps des opérations, une mesure de précaution pour les usagers et pour faciliter le travail des équipes.
Les services en charge poursuivent l'analyse afin d'établir avec précision l'origine et le mécanisme du rejet. En attendant, la population est invitée à éviter tout contact avec les zones affectées et à respecter les consignes émises par les autorités locales.
Rappel : l'identification de la source ne suffit pas toujours à expliquer le moment d'un sinistre ; les enquêtes techniques continueront pour réunir les éléments nécessaires à l'instruction.