Un réseau qui maintient son offre malgré des contraintes financières
Le réseau ADMR Meuse Santé a tenu son assemblée générale le 17 septembre à Ancerville. Les représentants des collectivités, des établissements, du personnel et des familles ont assisté à la présentation des rapports d’activité 2025, dressés par la direction des quatre structures du réseau.
Les responsables ont exposé des chiffres contrastés : certaines prestations connaissent une augmentation notable de l’activité, tandis que d’autres pâtissent d’un recul et de postes vacants. Les conséquences financières liées à la hausse des coûts énergétiques et à des subventions jugées insuffisantes ont été mises en exergue.
Activités et déplacements : l’ampleur des interventions
Sur le territoire de 24 communes du sud meusien couvert par le service de soins infirmiers à domicile, 9 525 journées ont été réalisées en 2025, marquant une baisse de 30 %. À l’inverse, les interventions auprès des personnes en situation de handicap ont augmenté de 15 %, avec 569 journées.
| Service | 2025 | Évolution |
|---|---|---|
| Soins infirmiers à domicile | 9 525 journées | -30 % |
| Personnes handicapées | 569 journées | +15 % |
| Hospitalisation à domicile | 2 116 interventions | ×2 |
| Équipe Alzheimer | 880 séances auprès de 105 patients | +19 % / +22 % |
| Accueil de jour « Les Cotelles » | 2 346 journées (14 personnes) | +16 % (taux d’occupation 97 %) |
L’hospitalisation à domicile a doublé, totalisant 2 116 interventions et quelque 167 414 km parcourus. L’équipe spécialisée Alzheimer a, elle, multiplié les séances (+19 %) pour 105 patients (+22 %), avec un total de 46 281 km parcourus par les intervenants.
Ressources humaines : des postes à pourvoir
La direction a indiqué des tensions sur les effectifs : plusieurs postes restent vacants, ce qui perturbe l’organisation quotidienne. Le recrutement d’un aide‑soignant a été lancé et le recrutement d’un ergothérapeute ou d’un psychomotricien est envisagé pour renforcer les équipes, en particulier pour l’accompagnement des patients Alzheimer.
Financements et projets : vers un rééquilibrage nécessaire
Les rapporteurs ont rappelé que l’expérimentation du « service renforcé » n’est plus financée depuis la fin 2025, mais que la tournée de l’après‑midi est néanmoins maintenue pour répondre aux besoins. La plate‑forme Interm’aides 55 a vu son activité croître, et le relais d’aides a dépassé certains seuils fixés par l’Agence régionale de santé.
« Catherine Martin a salué l’engagement des équipes »,
Les bilans financiers ont mis en lumière la nécessité d’un rééquilibrage. Si le fonds de roulement reste confortable, la hausse des dépenses (notamment énergétiques) et des subventions considérées comme insuffisantes obligent à repenser la gestion et à solliciter les financeurs pour que les services puissent suivre la croissance des besoins.
À court terme, le réseau mise sur le renforcement des recrutements et sur la rationalisation des ressources. Plusieurs membres du conseil d’administration ont été renouvelés, et le projet 2026‑2030 a été présenté, visant à consolider l’offre de proximité pour les personnes âgées, handicapées et leurs aidants.
- Point fort : hausse des prises en charge Alzheimer et de l’hospitalisation à domicile.
- Point faible : postes vacants et pertes de financements expérimentaux.
- Défi : trouver des financements pérennes et recruter des professionnels clés.
La situation reste fragile mais les responsables insistent sur la volonté de maintenir un service de proximité pour les habitants du sud de la Meuse, en lien étroit avec les communes et les acteurs sanitaires locaux.