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Mimie Mathy se déplace désormais en fauteuil: Joséphine s’adapte, le public aussi

À 68 ans, Mimie Mathy décrit une mobilité très réduite et confirme l’usage du fauteuil roulant. Les tournages de Joséphine, ange gardien s’ajustent, sans freiner sa volonté de continuer.

Mimie Mathy se déplace désormais en fauteuil: Joséphine s’adapte, le public aussi
©Illustration IA Maxence Foucher / inforadar.fr

Une icône face au défi de la mobilité

Figure familière du petit écran, Mimie Mathy traverse une étape délicate de sa vie professionnelle et personnelle. Dans un échange avec le magazine belge Ciné-Télé-Revue, l’actrice de 68 ans, interprète de « Joséphine, ange gardien » depuis près de 30 ans, explique que ses capacités de déplacement se sont fortement réduites. L’artiste, pilier des Enfoirés, avait déjà inquiété son public en apparaissant en fauteuil roulant lors de l’édition 2025 du concert des Restos du Cœur. Cette année, ses ennuis de santé l’ont contrainte à décliner la scène avec la troupe.

« Je ne marche plus »

Sans détour, la comédienne précise aussitôt les choses: ses difficultés relèvent de « sa configuration » physique, et la situation s’est accrue avec le temps. Elle évoque un quotidien réorganisé et des tournages repensés pour absorber ces nouvelles contraintes. Le ton reste combatif, empreint d’humour, et le message limpide: elle continue.

Le tournage réinventé pour Joséphine

Pas question toutefois de tirer le rideau sur l’ange gardien le plus célèbre du PAF. Si sa mobilité s’est resserrée, l’équipe artistique s’autorise de nouvelles trouvailles. L’atout scénaristique? Les déplacements instantanés de Joséphine, qui « claque des doigts ». Le réalisateur Christophe Barraud a ainsi imaginé des situations burlesques, l’une impliquant un radar et un pigeon qui a fait rire l’actrice elle-même. La fiction embrasse donc le réel, sans l’effacer: en intégrant la contrainte, elle en fait un ressort de mise en scène.

  • Adaptation des scènes de déplacement, accélérées par la « magie » du personnage.
  • Recherche de gags visuels qui contournent l’effort physique sans appauvrir le rythme.
  • Organisation technique du plateau pour faciliter les transitions et préserver l’énergie de l’actrice.

Une dépendance assumée, sans renoncement

La part la plus rugueuse se joue hors-champ: accepter une plus grande dépendance. L’actrice confie que ce virage n’a rien d’aisé. L’aveu, sobre, n’appelle pas d’emphase: il témoigne d’un ajustement intime, en parallèle d’une carrière qu’elle entend maintenir. La formule qui revient chez elle, presque comme un mantra, sonne à la fois lucide et déterminée:

« Je n’ai pas le choix, on va faire avec »

Cette posture, familière de son public, fait écho à la manière dont elle a toujours abordé sa notoriété: avec recul et légèreté, en privilégiant l’efficacité à l’emphase.

Le lien avec le public, colonne vertébrale

La décision de ne pas se retirer, alors même que les contraintes s’accentuent, s’inscrit dans une relation de confiance construite au long cours. Les spectateurs de Joséphine, ange gardien ont fait de ce rendez-vous une habitude, et les Enfoirés restent l’un des lieux où l’actrice incarne une solidarité concrète. Si l’absence sur scène cette année marque un coup d’arrêt, elle ne signe pas une fermeture. Elle illustre davantage une période de réglages, où l’organisation s’aligne sur sa santé, sans altérer l’essentiel: la présence à l’écran et l’envie de jouer.

Quand la fiction protège l’élan

Le défi est double: ménager la personne et garder le souffle de la série. Les pouvoirs de Joséphine offrent un sas créatif idéal pour conjuguer les deux. En multipliant les ellipses et les trouvailles de réalisation, l’équipe évite de forcer le corps tout en gardant la comédie en mouvement. La mécanique est transparente pour le téléspectateur, qui retrouve le personnage tel qu’il l’aime: vif, bienveillant, décalé.

ÉlémentRepère
ProgrammeJoséphine, ange gardien
Particularité du personnageSe déplace en claquant des doigts
RéalisationIdées signées Christophe Barraud
EngagementLes Enfoirés / Restos du Cœur

Un cap personnel, des solutions collectives

De l’aveu de l’actrice, l’enjeu n’est pas tant de « tenir coûte que coûte » que de trouver, à chaque étape, la manière juste. Les témoignages de plateaux qui s’ajustent, les scénarios repensés et l’humour comme tremplin dessinent une boussole claire. Ce qui change? Le rythme, la logistique, quelques axes de caméra. Ce qui demeure? La présence, le jeu et ce lien direct avec un public qui suit le personnage depuis des décennies. Sans minimiser l’épreuve, cette orchestration collective ouvre une voie simple: faire avec, pour continuer à faire bien.

Maxence Foucher
Maxence IA Journaliste People en ligne

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