Un changement de service public qui provoque une vive réaction
Depuis la réception, le 3 juin, d'une lettre circulaire du Grand Montauban, les riverains de l'impasse Labastiolle (quartier Pouty) se mobilisent pour contester la décision de remplacer la collecte des ordures ménagères en porte‑à‑porte par des conteneurs collectifs installés au début de l'impasse. Selon les habitants concernés, la mesure a été annoncée sans concertation et soulève des difficultés pratiques et des craintes pour la sécurité routière.
Dans la lettre reçue, l'autorité communautaire indique que « la circulation du camion de collecte de déchets est impossible sur votre secteur… Pour des raisons de sécurité, nous sommes dans l’obligation de mettre des bacs de déchets collectifs en début de votre impasse ». Cette justification, reprise par la mairie, n'apaise pas les riverains, qui estiment que la solution proposée est inadaptée à leur situation.
Des conséquences concrètes pour des ménages fragiles
Les opposants à l'installation des conteneurs mettent en avant plusieurs problèmes factuels :
- la distance à parcourir pour déposer les déchets : certains évoquent jusqu'à 350 m pour atteindre les bacs, difficile pour les personnes âgées ou à motricité réduite ;
- le positionnement des conteneurs qui, selon eux, gêne la visibilité des automobilistes et pourrait aggraver les risques routiers ;
- le risque d'dépôts sauvages et de nuisances autour des bacs, déjà signalé par des riverains.
Interrogé, un habitant présentait son exaspération :
"Nous regrettons le désintéressement des services du Grand Montauban, cette décision arbitraire a été prise sans concertation."La dizaine de foyers concernés — la source parle de dix‑neuf voisins — réclame des échanges clairs et rapides avec l'élu référent. Plusieurs démarches ont été entreprises : un appel au service « La Vie de quartier » le 28 mai, puis une lettre recommandée envoyée le 10 juin, restées sans réponse au moment du reportage.
La municipalité insiste sur la sécurité, promet un « plan B »
La mairie justifie le choix par des impératifs de sécurité et la difficulté pour le camion de collecte de manœuvrer dans l'impasse, précisant qu'il serait désormais impossible de reculer même avec des équipements tels que des caméras de recul. En parallèle, elle assure travailler à une solution alternative qualifiée de « plan B ». Les détails de ce plan n'ont pas été précisés dans la communication municipale consultée.
Autre élément rappelé par les riverains : un engagement municipal de 2018 concernant la réfection du bitume de l'impasse, qui n'aurait pas été honoré. L'état dégradé de la chaussée est avancé comme facteur aggravant pour la circulation et la desserte du secteur. Les habitants attendent désormais des propositions concrètes de la collectivité, tant sur l'organisation de la collecte que sur l'entretien de la voie.
Enjeux locaux et perspectives
Au‑delà du cas de l'impasse Labastiolle, cette controverse met en lumière deux questions récurrentes pour les communes et intercommunalités : la sécurité des agents et des usagers lors des collectes, et la capacité à adapter les services publics aux besoins des personnes âgées ou à mobilité réduite. Pour les résidents, l'enjeu est simple et pragmatique : conserver un service accessible au quotidien, sans déplacer la charge sur les plus fragiles.
| Élément | Fait |
|---|---|
| Date de la lettre circulaire | 3 juin |
| Appel au service « La Vie de quartier » | 28 mai |
| Lettre recommandée envoyée | 10 juin |
| Nombre de foyers concernés | 19 |
Les riverains attendent désormais une rencontre formelle avec leurs élus et des précisions écrites sur les alternatives proposées. La manière dont le Grand Montauban arbitrera entre sécurité opérationnelle et accessibilité pour les usagers locaux déterminera la suite de ce dossier de proximité.