Un ferry chavire au Guyana et laisse un bilan provisoire lourd
Le chavirement du ferry MV Barima, survenu dans la nuit de samedi à dimanche au Guyana, a provoqué un bilan humain provisoire d'au moins 27 morts, 69 rescapés et 83 personnes portées disparues, a déclaré lundi le premier ministre guyanien Mark Phillips. Le navire, parti de la capitale Georgetown, devait emprunter la mer avant de remonter un cours d'eau pour atteindre Port Kaituma.
Le nombre de personnes à bord demeure une source d'incertitude. Les autorités ont finalement estimé à 179 le total des passagers présents au moment du sinistre, un chiffre supérieur aux 133 inscrites sur la liste officielle des voyageurs. Cette discordance complique les opérations de recherche et la prise en charge des familles.
« Nous gardons espoir qu'il y ait encore des personnes en vie et, par conséquent, nous poursuivons nos opérations de recherche et de secours »
Les efforts de secours associent des moyens locaux et des appuis extérieurs. Une quinzaine de plongeurs militaires français, déployés depuis la Guyane française, participent aux opérations, tandis que des appareils appartenant à des compagnies pétrolières ont été mobilisés pour survoler et baliser les zones de recherche.
Contexte et enjeux
Dans un pays où les liaisons fluviales et maritimes restent vitales pour relier des communautés isolées, cet accident souligne la fragilité des infrastructures de transport et la vulnérabilité des populations riveraines. Les disparités entre le nombre de passagers enregistrés et le nombre estimé à bord mettent en lumière les pratiques de surcharge ou d'enregistrement imprécis qui peuvent aggraver le coût humain des naufrages.
- 27 corps récupérés à ce stade
- 69 personnes secourues
- 83 toujours portées disparues
- 179 passagers estimés à bord
- 133 inscrits sur la liste de passagers
Conséquences attendues
Outre la gestion immédiate des secours et l'identification des victimes, les autorités font face à plusieurs défis : apporter un soutien psychologique et logistique aux familles, établir des responsabilités — techniques ou réglementaires — et, à plus long terme, réévaluer les normes de sécurité des liaisons fluviales. La présence d'intervenants français illustre aussi la coopération régionale dans les situations d'urgence et la dépendance aux moyens aériens et plongeurs spécialisés pour les opérations de recherche en milieux complexes.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Personnes secourues | 69 |
| Corps récupérés | 27 |
| Portées disparues | 83 |
| Passagers estimés à bord | 179 |
| Passagers inscrits | 133 |
Les opérations se poursuivent alors que les autorités guyaniennes cherchent à réduire l'incertitude autour du nombre exact de personnes à bord et à assurer le retour d'informations fiables aux familles. À mesure que la situation évolue, l'accent sera mis sur l'identification des victimes et sur l'enquête visant à déterminer les causes précises du naufrage.