Un appel à se rassembler devant le tribunal de Nîmes
Ce lundi 29 juin, à 12h15, les agents de la Protection judiciaire de la jeunesse des départements du Gard et de la Lozère se réunissent devant le tribunal judiciaire de Nîmes. Le mouvement, porté par la CGT PJJ 30-48, s’accompagne d’un préavis de grève. Objectif affiché : rendre visible un malaise professionnel durable, fait d’épuisement et de moyens jugés insuffisants pour répondre aux missions confiées.
| Rendez-vous | Lieu | Initiateur |
|---|---|---|
| Lundi 29 juin, 12h15 | Tribunal judiciaire de Nîmes | CGT PJJ 30-48 |
Une alerte sur la charge et les moyens
Le syndicat décrit des équipes confrontées à une charge de travail en hausse alors que les ressources diminuent. Cette tension se traduit, selon lui, par une montée des situations d’épuisement professionnel. Les agents de la PJJ, en première ligne auprès des mineurs suivis par la justice, estiment ne plus disposer des marges nécessaires pour assurer l’accompagnement, l’évaluation et le suivi éducatif dans des conditions satisfaisantes.
- Une mobilisation départementale portée par la CGT PJJ 30-48.
- Un point de ralliement fixé à 12h15, devant la juridiction nîmoise.
- Des agents qui dénoncent une hausse des dossiers et des moyens en baisse.
Le contexte : l’émotion persistante après l’affaire Lyhanna
Cette mobilisation intervient dans une actualité marquée par l’affaire Lyhanna, une enfant de 11 ans retrouvée morte début juin dans le Gers après des faits d’une extrême gravité. Le drame a remis en lumière des dysfonctionnements pointés par des professionnels de la chaîne judiciaire. Invité par ICI Gard Lozère, Josselin Valdenaire, secrétaire général de la CGT PJJ, formule une alerte qui dépasse le seul cadre local :
« Des affaires Lyhanna, il peut y en avoir dans toutes les juridictions »
Pour le syndicat, la baisse continue des moyens fragilise la capacité des services à répondre aux enjeux de protection, de prévention de la récidive et d’accompagnement des mineurs suivis par l’institution judiciaire.
Un service public au défi de l’épuisement
Sur le terrain, les agents décrivent une accumulation de dossiers complexes et une pression temporelle qui s’intensifie. Les témoignages font état de burn-out et d’une usure professionnelle accélérée. Cette situation, avancent-ils, nuit à la continuité du suivi des jeunes concernés et à la qualité du lien éducatif, pourtant central dans l’intervention de la PJJ.
La mobilisation nîmoise entend ainsi mettre en évidence un paradoxe : des missions sensibles – évaluation, accompagnement éducatif, préparation de décisions judiciaires – confiées à des équipes qui disent ne plus disposer des leviers suffisants pour y répondre sereinement.
Ce que demandent les agents
À travers ce rassemblement et le préavis de grève, la CGT PJJ 30-48 sollicite une réévaluation des moyens et des renforts permettant de stabiliser les équipes. Les représentants syndicaux appellent à reconnaître l’intensification des charges et l’impact sur la santé au travail, et à proportionner les ressources à la réalité des besoins constatés sur le terrain gardois et lozérien.
Informations pratiques
Le rendez-vous de ce lundi est ouvert aux personnels mobilisés et à leurs soutiens. Les informations communiquées portent sur :
- Heure : 12h15.
- Lieu : parvis du tribunal judiciaire de Nîmes.
- Cadre : appel de la CGT PJJ 30-48, avec préavis de grève.
Le mouvement se veut à la fois un signal d’alerte et une invitation à l’ouverture du dialogue sur les conditions d’exercice d’un service public particulièrement exposé. Les organisateurs espèrent que la prise de parole de ce jour fera émerger des réponses opérationnelles à la hauteur des difficultés exprimées.