Une figure de la gauche locale s’éteint
Odile Sicard est décédée le 24 juillet à l’âge de 95 ans, a annoncé la Fédération du Parti socialiste de l’Isère. Élue députée de la 1re circonscription de l’Isère en 1981, elle a exercé deux mandats à l’Assemblée nationale, jusqu’en 1988, et a poursuivi ensuite un engagement constant au service des droits des femmes et de l’éducation populaire.
Militante depuis les années 1970, passée par le PSU dans les années 1960 puis au Parti socialiste en 1971, Odile Sicard s’était impliquée très tôt dans les mouvements de jeunesse et l’action sociale. Elle a notamment contribué à la création du Planning familial à Grenoble, qui témoigne de son attachement aux questions de santé et d’émancipation des femmes.
Élue dans le sillage de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, elle a porté à l’Assemblée des dossiers concrets liés au quotidien des ménages et des petites entreprises :
- les droits des conjoints de commerçants et d’artisans ;
- le logement et l’urbanisme ;
- la défense d’un ancrage territorial marqué, en lien avec ses mandats et activités locales.
Après son retrait de la vie parlementaire, elle est restée active au sein du Parti socialiste de l’Isère et d’associations régionale, continuant à promouvoir la place des femmes en politique et la pluralité des médias. Ses engagements lui ont valu d’être distinguée : elle a reçu la Légion d’honneur en 1999 pour son action en faveur des droits des femmes.
La fédération socialiste de l’Isère la salue comme une femme « d’une grande écoute, d’une remarquable honnêteté intellectuelle et d’un profond respect de ses interlocuteurs ».
Son parcours local comprend aussi des tentatives électorales antérieures à son élection nationale : elle avait été candidate aux élections cantonales en 1976 puis aux législatives de 1978, avant de conquérir la circonscription en 1981.
Sur le plan local, la disparition d’Odile Sicard rappelle l’importance des acteurs de terrain qui ont façonné la vie politique iséroise dans les années de transformation sociale des années 1970–1990. Son héritage se retrouve dans les structures d’éducation populaire et les organisations féministes qu’elle a contribué à renforcer.
| Faits clés | Dates |
|---|---|
| Décès | 24 juillet (âge 95 ans) |
| Mandats à l’Assemblée nationale | 1981–1988 |
| Adhésion au Parti socialiste | 1971 |
| Distinction | Légion d’honneur, 1999 |
Les hommages émanant du Parti socialiste de l’Isère saluent une personnalité dont l’écoute et l’intégrité ont marqué les milieux politiques et associatifs. Les modalités des obsèques n’ont pas été précisées dans le communiqué rendu public par la fédération.
Une figure locale s’éteint : ses actions en matière de droits des femmes et d’éducation populaire restent inscrites dans le tissu associatif grenoblois et isérois.