Un soutien affiché depuis Montreuil qui vise l'unité de la gauche
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a déclaré samedi, lors d'un entretien au Parisien, vouloir la victoire de Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle. La prise de position intervient une semaine après la primaire de la gauche remportée dès le premier tour par le dirigeant de Place publique, et marque une volonté explicite de transformation de la rivalité interne en soutien de campagne.
La prise de parole du responsable socialiste, qui s'exprime pour la première fois depuis sa défaite, vise à encadrer la suite du calendrier politique : organiser l'entrée du vainqueur dans la campagne présidentielle et mobiliser le PS autour d'un objectif commun. Faure reconnaît l'existence de tensions et de divergences qui ont jalonné la primaire, mais les présente comme l'expression d'un débat démocratique nécessaire, désormais dépassé par l'urgence d'un rassemblement.
« Je souhaite sa victoire à la présidence de la République »
Le premier secrétaire indique que des rencontres sont prévues entre les directions de Place publique et du Parti socialiste dans les jours à venir afin d'organiser concrètement la participation du PS à la campagne du candidat désigné. Il se dit prêt à « mobiliser les socialistes » et, plus largement, « toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à la victoire de Marine Le Pen », soulignant la nécessité d'un large rassemblement à gauche.
Faure met aussi l'accent sur la nécessité d'ouvrir rapidement des discussions avec d'autres forces politiques de la gauche : les écologistes, des personnalités issues des Insoumis comme François Ruffin et Clémentine Autain, ainsi que les communistes. Selon lui, la conduite d'une politique de transformation exige l'alliance « du reste de la gauche ».
- Objectif politique : transformer la défaite à la primaire en acte de rassemblement pour la présidentielle.
- Coordination : réunions prévues entre les directions du PS et de Place publique pour formaliser l'entrée en campagne.
- Ouverture : invitation à dialoguer avec écologistes, figures des Insoumis et communistes pour constituer un bloc de transformation.
Interrogé sur son maintien à la tête du Parti socialiste après cette défaite à la primaire, Olivier Faure refuse de faire un lien direct entre les deux événements : pour lui, la consultation n'avait pas pour objet d'élire un premier secrétaire mais de désigner un candidat pour la présidentielle. Il affirme par ailleurs que le PS conserve sa souveraineté, notamment en vue des échéances législatives à venir.
| Acteur | Position annoncée |
|---|---|
| Olivier Faure (PS) | Soutien affiché à Raphaël Glucksmann, volonté de mobilisation du PS |
| Raphaël Glucksmann (Place publique) | Candidat présidentielle désigné après la primaire |
En Seine-Saint-Denis, département souvent au cœur des recompositions de la gauche, la déclaration d'Olivier Faure résonne particulièrement. Montreuil, cité où s'est tenue une image symbolique de cette campagne, illustre la porosité entre équipes locales et direction nationale. Reste à voir comment se dérouleront les discussions annoncées — et si elles aboutiront à une coalition stable capable de peser face aux autres formations politiques d'ici à l'échéance présidentielle.
Les prochains jours devraient permettre d'y voir plus clair : accords formels, calendrier de campagne commun et désignation d'éventuels responsables de liaison entre le PS et Place publique seront autant d'indices de la capacité de la gauche à se rassembler. Pour l'heure, la main tendue par Faure est une tentative de transformer une rivalité en projet collectif.