Une étape judiciaire clé, actée à Orléans
Le tribunal de commerce d’Orléans a validé l’ouverture du plan de cession de Duralex ce jeudi 2 juillet 2026, confirmant dans le même temps la poursuite d’activité de la verrerie. Placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, l’entreprise poursuit son exploitation pendant que s’ouvre la phase de recherche d’un repreneur pour le site de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans l’agglomération orléanaise.
Après un peu plus d’une heure d’échanges au tribunal, une prochaine audience a été fixée au 17 septembre. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 6 août pour déposer un dossier. Entre-temps, l’activité redémarrée prévoit de sécuriser la continuité des commandes et la visibilité commerciale minimale.
Des marques d’intérêt, mais rien d’abouti
Devant la juridiction commerciale, les organisations syndicales ont rappelé l’enjeu pour les 243 salariés du site chapellois. Selon un délégué FO, il y a déjà « une quarantaine de marques d’intérêt » recensées depuis le placement en redressement. Un représentant CGT a tempéré ces signaux en soulignant :
« Rien n’est finalisé »
Juste avant l’audience, une quarantaine de militants se sont rassemblés devant le tribunal pour afficher leur soutien à l’enseigne, symbole industriel local depuis 1945 et réputée pour ses verres dits incassables.
Production relancée sur une ligne, cap sur la continuité
Après une pause déclenchée le 12 juin pour réduire les charges et concentrer les équipes sur l’emballage et la préparation de commandes, la production a redémarré ce lundi avec la remise en route d’une ligne. Objectif : préserver le carnet de clients pendant la période d’observation et rassurer les acteurs intéressés par la reprise.
La verrerie, qui a connu plusieurs procédures collectives en un peu plus de 20 ans, cherche cette fois un repreneur crédible capable de stabiliser durablement l’outil industriel. À la mi-avril, le départ du directeur général François Marciano a été acté. Il a été remplacé par Peggy Sadier, directrice marketing et commerciale, non présente à l’audience selon les éléments communiqués.
Calendrier et données clés
| Événement | Date/Chiffre |
|---|---|
| Ouverture du redressement judiciaire | 1er juin 2026 |
| Validation de l’ouverture du plan de cession | 2 juillet 2026 |
| Date limite de dépôt des offres | 6 août 2026 |
| Audience d’examen des offres | 17 septembre 2026 |
| Effectif du site | 243 salariés |
| Relance d’une ligne de production | Lundi (après l’arrêt du 12 juin) |
Qu’attendre pour l’agglomération d’Orléans ?
La trajectoire désormais encadrée par le tribunal installe un tempo serré. D’un côté, l’entreprise maintient l’outil en état de fonctionnement pour conserver sa valeur. De l’autre, les éventuels repreneurs disposent de quelques semaines seulement pour structurer des dossiers, alors que la direction opérationnelle a été renouvelée récemment.
- Échéance courte pour le dépôt des offres (6 août).
- Audience déterminante au 17 septembre pour examiner les candidatures.
- Maintien d’activité avec une ligne relancée afin de sécuriser les clients.
Pour l’agglomération d’Orléans, l’enjeu est double : préserver des emplois industriels à La Chapelle-Saint-Mesmin et maintenir un savoir-faire historique associé à une marque emblématique. La séquence qui s’ouvre dira si les nombreuses manifestations d’intérêt se traduisent en offres solides, capables d’ancrer l’activité dans la durée.