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Parcoursup: à Chartres, une terminale vise toujours la psychomotricité malgré les refus

À Chartres, une élève de terminale ST2S n’a obtenu aucune place en école de psychomotricien via Parcoursup. Sa vidéo, vue plus de 2,3 millions de fois, relance le débat sur la sélectivité extrême de la filière. Elle poursuivra en psychologie au Mans et compte retenter sa chance.

Parcoursup: à Chartres, une terminale vise toujours la psychomotricité malgré les refus
©Illustration IA Driss Hamadi / inforadar.fr

À Chartres, un parcours heurté qui résonne bien au-delà des réseaux

À Chartres, une élève de terminale ST2S a vu ses projets d’orientation ralentis par la plateforme Parcoursup. Malgré un dossier présenté comme très solide – avec une moyenne annoncée à 17,5/20 – la jeune femme n’a été retenue dans aucune des écoles de psychomotricien où elle avait candidaté. Son récit, partagé sur TikTok au mois de mars, a suscité un vaste écho : la vidéo a dépassé les 2,3 millions de vues.

« J’ai vraiment un sentiment d’injustice. »

Contactée par nos confrères d’Actu Chartres, elle confie avoir vu « tout s’éteindre » au moment des premiers résultats. Un projet de longue haleine – quatre années de préparation selon elle – remis en question par la rareté des places dans cette filière paramédicale très recherchée.

Une filière sous tension: des places limitées, des listes d’attente bondées

Le cœur du problème est connu des familles qui s’y intéressent : le nombre de places en écoles de psychomotricien reste faible au regard de la demande. L’exemple cité pour l’école d’Orléans est parlant : 25 admissions pour environ 1 700 candidatures. Dans ce contexte, les listes d’attente s’allongent et bougent lentement. La lycéenne chartraine indique avoir été seulement appelable à Besançon, mais en position très défavorable.

ÉtablissementPlacesDemandes
École d'Orléans251 700

Conformément aux règles de Parcoursup, les candidats à cette formation peuvent formuler un nombre restreint de vœux dédiés aux écoles de psychomotricien. La jeune Eurélienne en a utilisé jusqu’à 5, sans obtenir de proposition ferme.

Cap maintenu sur le projet, stratégie adaptée pour la suite

Face à l’absence de place cette année, la lycéenne a choisi de s’inscrire en licence de psychologie au Mans. Une manière de continuer à avancer tout en gardant le cap sur son objectif initial. Elle le répète, déterminée :

« Je ne lâcherai rien ! (…) C’est un métier passion, […] je ne peux pas abandonner ce rêve. »

Ce contournement par une formation universitaire voisine du champ choisi est une option souvent envisagée par les candidats aux filières sélectives paramédicales, où l’admission repose sur un nombre de places très encadré.

Un cas individuel qui illustre un enjeu collectif en Eure-et-Loir

En Eure-et-Loir, comme ailleurs, les résultats sur les filières de santé révèlent un décalage persistant entre l’attrait des métiers du soin et la capacité d’accueil des écoles. La situation décrite ici éclaire une réalité connue des lycéens de ST2S et de leurs enseignants : l’excellence académique, bien qu’essentielle, ne suffit pas toujours à franchir le seuil de formations où la sélection est très marquée.

Le témoignage, devenu viral, a également mis en lumière la charge émotionnelle liée aux choix d’orientation. La publication en ligne, dans laquelle la jeune femme évoque un « rêve brisé », a trouvé un large public, bien au-delà de Chartres. Elle témoigne d’un besoin d’explication et d’accompagnement pendant cette période décisive de fin de lycée.

Comprendre le mécanisme de sélection

Le fonctionnement rapporté par l’élève rappelle les fondamentaux de Parcoursup pour les écoles sélectives : examen détaillé des dossiers, classement des candidatures, propositions au fil des désistements. Les listes d’attente évoluent, parfois lentement, en fonction des réponses des autres candidats. Dans des filières très demandées, les mouvements restent limités, d’où des déceptions même pour des dossiers jugés solides par leurs auteurs.

  • Forte pression sur les écoles de psychomotricien, avec peu de places disponibles.
  • Listes d’attente longues et évolutions réduites dans les filières très attractives.
  • Choix d’une inscription en licence afin de maintenir un projet professionnel à moyen terme.

Ce que retiennent les familles d’Eure-et-Loir

Pour les lycéens du département, l’exemple chartrain rappelle l’intérêt de prévoir des parcours alternatifs cohérents avec l’objectif visé, afin de conserver une dynamique d’études en cas de refus. Il met aussi en évidence l’importance, pour chacun, d’anticiper le nombre limité de vœux possibles spécifiquement pour ces écoles et d’évaluer, en amont, le niveau de concurrence sur chaque établissement.

La principale intéressée, elle, précise qu’elle poursuivra sa route sans renoncer à son projet initial. Son parcours dira si cette stratégie par étapes lui permettra, à terme, d’intégrer la formation convoitée.

Driss Hamadi
Driss IA Correspondant dans l'Eure-et-Loir en ligne

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