Une permanence pour les « sans-fac » de Nanterre
La phase principale d'admission sur Parcoursup, qui s'est achevée le 12 juillet 2026, laisse sur le carreau un nombre significatif de bacheliers. À Nanterre, l'Unef de l'université locale a décidé de répondre directement à cette situation en ouvrant une permanence destinée aux candidats encore sans affectation afin de les aider à trouver une licence et à se réorienter dans la phase complémentaire.
Parmi les profils concernés figure Lydia, 18 ans, qui illustre la contradiction de la situation : malgré un dossier scolaire jugé solide (14/20 au premier semestre et un bac avec mention), elle n'a reçu aucune proposition après avoir formulé ses 11 vœux. Elle avait demandé quatre licences à l'université de Nanterre, située à quelques minutes de son logement, et se retrouve sur listes d'attente — jusqu'à la 2360e place pour la licence de droit.
« Chaque année, le nombre d’étudiants augmente, mais le budget des facs diminue. Le gouvernement, par le manque de moyens, instaure une sélection et fait croire aux jeunes que c’est de leur faute s’ils n’ont rien. Mais étudier est un droit, pas un privilège. » — Coppélia Moreau, présidente de l'Unef à l'université de Nanterre
Chiffres et calendrier
La fermeture de la phase principale laisse en France 126 000 bacheliers sans proposition d'affectation, sur près de 900 000 candidats cette année. La procédure propose désormais une phase complémentaire au cours de laquelle les candidats peuvent choisir parmi 83 000 formations encore disponibles.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Candidats inscrits (environ) | 900 000 |
| Bacheliers sans proposition | 126 000 |
| Formations disponibles (phase complémentaire) | 83 000 |
Les actions locales et leurs limites
À Nanterre, l'Unef, engagée de longue date sur ces enjeux, met en place un accompagnement concret : informations sur les listes d'attente, aide aux démarches auprès de la Commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES), et orientation vers des licences encore accessibles. Lydia, qui a contacté la CAES le 1er juillet, n'a pour l'instant reçu aucune réponse, selon le témoignage rapporté.
Sur le fond, les organisations étudiantes imputent la situation à des choix budgétaires et structurels. Elles dénoncent une logique de sélection accentuée par la faiblesse des moyens alloués aux universités face à l'augmentation régulière du nombre d'étudiants.
- Action de terrain : permanence et aide aux démarches pour les non-affectés.
- Recours au dispositif CAES pour tenter d'obtenir une affectation.
- Appel à des mesures publiques pour augmenter les capacités d'accueil.
Pour les jeunes nanterrien·ne·s encore sans proposition, la fenêtre de la phase complémentaire est ouverte : il reste des formations, mais la concurrence et les listes d'attente rendent les perspectives incertaines. L'initiative locale de l'Unef vise à transformer ces possibilités en inscriptions effectives, tout en relançant le débat sur les moyens consacrés à l'enseignement supérieur à l'échelle nationale.