Audience ajournée au tribunal judiciaire de Montauban
Le procès de Christian B., 64 ans, devait se tenir vendredi 17 juillet 2026 dans la salle d'audience Olympe‑de‑Gouges, au tribunal judiciaire de Montauban. L'homme, originaire de Moissac et détenu depuis peu, comparaissait pour trois agressions sexuelles présumées visant ses petites‑filles, commises entre 2019 et le 31 décembre 2025. L'audience a toutefois été interrompue dès son ouverture en l'absence d'un document clé.
La présidente a rappelé l'impératif juridique : «
Pour vous juger, il nous faut le rapport complet de l'expert psychiatre, dont nous n'avons à ce stade que les conclusions». Ne disposant pas de l'intégralité de l'expertise demandée, le tribunal n'a pas pu aller plus loin et a renvoyé l'affaire au 31 juillet 2026.
Avant de statuer, la présidente a entendu les parties. L'avocate du père des victimes a confirmé sa volonté de se constituer partie civile. Côté défense, Me Morgane Viana, qui assurait la permanence pour une de ses consœurs, s'en est remise à la décision du tribunal.
Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, n'a pas contesté le renvoi mais a requis le maintien en détention du mis en cause, invoquant la nécessité de « protéger trois jeunes victimes ». Il a rappelé la gravité des faits et que le prévenu se trouve en état de récidive légale, encourant potentiellement une peine lourde. Le magistrat a également souligné l'absence de domicile fixe du prévenu : il vit chez sa sœur, dont le logement se situe face à celui des victimes, élément pris en compte dans l'évaluation du risque.
Conséquences locales et suite du dossier
Le renvoi impose d'attendre le rapport psychiatrique complet pour que le tribunal puisse apprécier la criminalité et la responsabilité pénale de l'homme. En attendant, le maintien en détention a été ordonné, et l'affaire reviendra donc au tribunal fin juillet. Pour les familles et le voisinage, cette décision vise prioritairement la protection des mineures concernées.
Cette audience interrompue rappelle la complexité des procédures lorsque l'évaluation psychiatrique conditionne la tenue du procès. Le calendrier judiciaire local reste désormais suspendu à la production de cette expertise.
- Prévenu : Christian B., 64 ans, originaire de Moissac
- Victimes : ses trois petites‑filles (faits entre 2019 et le 31/12/2025)
- Décision du tribunal : renvoi au 31 juillet 2026, maintien en détention
| Date | Événement |
|---|---|
| 2019 – 31/12/2025 | Période des faits reprochés |
| 17/07/2026 | Audience ouverte puis ajournée (tribunal de Montauban) |
| 31/07/2026 | Nouvelle date fixée pour le procès |