Une occupation massive sur une parcelle en pleine relance
Dans la plaine de Puget-sur-Argens, un convoi de plus d’une centaine de caravanes a pris place, dans la nuit du 29 au 30 juin, sur un terrain privé en cours de réhabilitation agricole. La parcelle appartient au groupe Veran Costamagna, acteur régional présent notamment dans les filières agricole et viti‑vinicole. Selon l’entreprise, cette arrivée met à l’arrêt un chantier préparatoire engagé depuis plusieurs semaines.
L’épisode intervient quelques jours après le départ du même convoi de Grimaud, où des échanges avec les autorités avaient été conduits. À Puget-sur-Argens, l’installation s’est faite sans autorisation sur un site où étaient en cours des opérations de marquage et de relevés topographiques, premières étapes avant les plantations. Le propriétaire a confirmé avoir déposé plainte.
Un gardien alerte, des salariés tentent la médiation
Un dispositif de surveillance était en place aux abords de la parcelle. C’est un gardien, installé dans une petite maison attenante et relié à des caméras de sécurité, qui a alerté l’entreprise lors de l’arrivée des véhicules en pleine nuit. Des membres de l’équipe se sont ensuite rendus sur place pour signifier le caractère privé du site et rappeler l’interdiction d’accès. La tentative de dialogue n’a pas permis d’empêcher l’occupation.
« On a installé un gardien sur une petite maison à côté. C’est lui qui nous a prévenus parce qu’il y a une caméra de sécurité et il a entendu les voitures arriver dans la nuit »
« Il a essayé de les arrêter, mais ils étaient bien trop nombreux. Donc, ils sont rentrés et se sont installés avec leurs grosses voitures, des Audi Q7, des Porsche Cayenne, des Mustang… Il y a même une Ferrari. »
Un chantier agricole à l’arrêt
Sur ce site, l’entreprise indique avoir engagé des travaux préparatoires à une réhabilitation agricole destinée à relancer l’exploitation de la parcelle. Avant toute mise en culture, des relevés et calibrages étaient en cours pour tracer les futures lignes de plantation. L’arrivée simultanée de dizaines de véhicules et caravanes a suspendu ces opérations et fragilise la planification des phases suivantes.
Au-delà du contretemps technique, l’occupation pose la question de la protection des sols en période de transition culturale : accès aux points d’eau, circulation d’engins, préservation des aménagements topographiques provisoires. Autant d’éléments qui, en cas de piétinement ou de compactage répété, peuvent nécessiter des reprises et retarder la remise en production.
Un épisode qui ravive des tensions locales
Le convoi, décrit comme « impressionnant » par l’entreprise, a parcouru une courte distance entre Grimaud et la plaine de Puget-sur-Argens avant de s’installer. Dans les communes du Var, ces arrivées en début d’été coïncident régulièrement avec une période d’intense activité agricole et touristique. Les tentatives d’échange entreprises par des salariés, venus rappeler le statut privé du terrain, n’ont pas abouti. L’entreprise souligne à ce stade l’interruption de ses opérations et s’en remet à la procédure engagée après plainte du propriétaire.
Repères utiles
- Localisation : plaine de Puget-sur-Argens (Var), sur une parcelle privée agricole appartenant au groupe Veran Costamagna.
- Période : nuit du 29 au 30 juin ; situation constatée et rapportée le 2 juillet.
- Contexte : convoi ayant quitté Grimaud après plusieurs jours de négociations, puis installation sur un nouveau site.
| Élément | Information |
|---|---|
| Date d'installation | Dans la nuit du 29 au 30 juin |
| Commune | Puget-sur-Argens (83) |
| Propriétaire du terrain | Groupe Veran Costamagna |
| Nature du site | Parcelle agricole en réhabilitation |
| Volume estimé | Plus de 100 caravanes |
| Procédure | Plainte déposée par le propriétaire |
Quels enjeux pour la suite ?
À ce stade, l’entreprise fait valoir l’arrêt d’un programme de remise en culture, avec des conséquences immédiates sur le calendrier technique. Selon les informations disponibles, aucun calendrier de départ des occupants n’est mentionné. Les développements dépendront des suites données à la plainte du propriétaire et des échanges qui pourraient s’ouvrir. En attendant, le site reste neutralisé pour l’activité prévue, et les relevés topographiques devront probablement être réévalués une fois la parcelle libérée.
Pour les riverains comme pour les acteurs économiques, la période estivale demeure sensible. Elle conjugue des besoins de déplacement et d’accueil d’un côté, et de maintien d’activités agricoles de l’autre. À Puget-sur-Argens, l’équation se joue désormais entre respect du droit de propriété, continuité des chantiers agricoles et recherche d’une issue apaisée.