Une feuille de route pour ancrer une filière stratégique dans le Var
Les ministres Catherine Vautrin (Armées et Anciens combattants) et Jean‑Pierre Farandou (Travail et Solidarités) se sont rendus vendredi à Toulon pour officialiser un plan d’action censé renforcer l’écosystème industriel et la formation autour des technologies de défense. La rencontre s’est tenue dans l’ancien Cercle naval, bâti comme futur site d’une école d’ingénieurs spécialisée dans les drones sous‑marins, en partenariat avec l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et Les Mines Paris.
Souvent présenté comme le premier département militaire de France, le Var voit dans ce projet une opportunité pour créer des emplois qualifiés et développer des compétences locales. Les ministres sont venus entourés d’élus et de représentants du territoire : Geneviève Lévy, Laure Lavalette, Yannick Chenavard, le vice‑président de la Région François de Canson, la conseillère régionale Sandra Kuntz, la conseillère départementale Laëtitia Quilici et le préfet Simon Babre étaient présents.
Un dispositif concret : 35 actions annoncées
La feuille de route, baptisée « Industrie de défense » pour le Var, repose sur 35 actions visant à articuler emploi, innovation et formation. Les contours exacts de ces mesures n’ont pas tous été détaillés lors de la visite, mais le calendrier prévoit la montée en puissance progressive de l’école d’ingénieurs et l’engagement des partenaires industriels pour structurer la filière.
- Création d’une école d’ingénieurs dédiée aux drones sous‑marins, installée dans l’ancien Cercle naval ;
- Partenariat pédagogique et industriel avec l’UIMM et Les Mines Paris ;
- Mise en œuvre d’un plan en 35 actions pour l’emploi, l’innovation et la formation.
« Quelle est la superficie totale ? Pour combien de personnes ? »
La question, posée par Catherine Vautrin lors de la visite, illustre l’attention portée aux aspects concrets du projet : locaux, capacité d’accueil et articulation avec les besoins des entreprises locales. Jean‑Pierre Farandou, lui, a commenté l’atmosphère du lieu : « Ça donne envie de redevenir étudiant », témoignage d’un intérêt pour la dimension pédagogique du site.
Enjeux locaux : emplois, formation et souveraineté industrielle
Pour Toulon et le Var, l’enjeu dépasse le seul domaine de la défense. Le projet vise à répondre à des défis locaux : offrir des parcours d’ingénierie adaptés, retenir des talents sur le territoire, et permettre aux PME locales de se positionner dans une chaîne de valeur à haute technicité. Le lien avec l’UIMM est stratégique : il doit favoriser l’adéquation entre formations et besoins industriels.
| Acteurs présents | Rôle |
|---|---|
| Catherine Vautrin, Jean‑Pierre Farandou | Ministres, signatures de la feuille de route |
| UIMM, Les Mines Paris | Partenaires industriels et académiques |
| Élus locaux (Lévy, Lavalette, Chenavard...) | Accompagnement politique et territorial |
Reste à préciser le calendrier de mise en œuvre, les moyens mobilisés et la nature précise des 35 actions. Les étapes à venir incluront l’ouverture progressive de l’école, le recrutement des premières promotions et la mise en réseau des acteurs industriels. Pour les habitants, l’impact se mesurera sur l’emploi local et sur l’attractivité du territoire pour des projets à forte valeur ajoutée.
Cette visite ministérielle marque une étape politique forte : elle place Toulon au centre d’un projet national de renforcement des capacités industrielles et de formation dans le domaine des technologies marines et de défense.