Atmo remet les compteurs à zéro pour la surveillance citoyenne
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes reprend cet automne son dispositif de prêt de capteurs individuels, une initiative qui permet aux particuliers de mesurer la qualité de l’air chez eux ou dans leur quartier. L’observatoire annonce 70 prêts par mois sur l’ensemble de la région, une offre qui cible directement les habitants soucieux de mieux connaître leur exposition aux polluants.
Un nouveau volet « Oxygen » à destination des territoires
Parallèlement, l’établissement public lance en novembre 2026 un second dispositif baptisé Oxygen. Celui-ci vise à mobiliser collectivités, entreprises, associations et citoyens pour renforcer la surveillance locale de la qualité de l’air. Les zones déjà concernées par des plans de protection de l’atmosphère, comme la vallée de l’Arve, figurent parmi les priorités du programme.
- 70 prêts mensuels via la captothèque
- Lancement d’Oxygen en novembre 2026
- Cible : collectivités, entreprises, associations et citoyens
Pourquoi c’est utile pour le Rhône
Dans un territoire urbain et périurbain comme le Rhône, disposer de données locales et partagées permet d’alimenter les diagnostics, d’objectiver des nuisances et d’éclairer des décisions (plans de mobilité, actions de gestion des pics de pollution). Le prêt de capteurs offre un moyen accessible pour les citoyens qui veulent vérifier la qualité de l’air dans leur rue, près d’une école ou d’un lieu de travail.
Ce que proposent concrètement la captothèque et Oxygen
Atmo met à disposition des instruments de mesure grand public, faciles à installer, afin de capter les particules et certains polluants gazeux. Le programme Oxygen apporte, lui, un volet d’accompagnement pour interpréter les données et monter des actions collectives.
| Mesure | Offre |
|---|---|
| Prêts mensuels | 70 |
| Lancement de Oxygen | Novembre 2026 |
| Publics visés | Collectivités, entreprises, associations, citoyens |
Pour les acteurs locaux, l’enjeu est double : améliorer la connaissance à l’échelle de micro-territoires et favoriser des réponses coordonnées lorsque des problématiques apparaissent. Les collectivités du Rhône pourront s’appuyer sur ces données pour prioriser des mesures — zones à faibles émissions, circulation apaisée, végétalisation — ou pour dialoguer avec les habitants.
Sur le plan pratique, les personnes intéressées devront se rapprocher d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes pour connaître les conditions de prêt et les modalités d’adhésion au dispositif Oxygen. La remise en circulation des capteurs cet automne signifie qu’un nombre limité d’appareils sera disponible chaque mois : mieux vaut anticiper sa demande si l’on veut tester un point précis du territoire.
La relance de la captothèque et la création d’Oxygen s’inscrivent dans une tendance nationale : encourager la participation locale pour mieux cartographier l’air que nous respirons. Pour les habitants du Rhône, c’est une possibilité concrète de transformer une inquiétude sanitaire en données exploitables et en actions collectives.