Politique Rennes Ille-et-Vilaine (35)

Rennes : enquête ouverte après des dégradations visant une élue LFI

Le parquet de Rennes a confirmé l'ouverture d'une procédure après la dégradation de la voiture de Régine Komokoli, qui dénonce depuis des mois insultes racistes, menaces et intimidations empêchant l'exercice de son mandat.

Rennes : enquête ouverte après des dégradations visant une élue LFI
©Illustration IA Mathilde Quéméner / inforadar.fr

Une nouvelle affaire de harcèlement visant une élue rennaise

Le parquet de Rennes a annoncé vendredi l’ouverture d’une procédure après la plainte déposée le 11 août par Régine Komokoli, conseillère municipale de Rennes et conseillère départementale. L’élue de La France Insoumise a signalé des dégradations sur son véhicule survenues dans la nuit du 7 au 8 août, que le procureur adjoint Jean‑Marie Blin relie à des faits antérieurs relevant d’un harcèlement moral aggravé.

Depuis le printemps, plusieurs incidents avaient déjà été portés à la connaissance de la justice : des injures à connotation raciste diffusées sur le réseau social X et des dégradations constatées au domicile d’un voisin de l’élue, dont la baie vitrée a été brisée par une pierre, incident que le parquet considère comme visant la conseillère.

Une série d'attaques qui entrave le mandat

Sur son compte Facebook, l’élue a décrit des mois d’« insultes racistes, menaces, intimidations et dégradations » et a expliqué que cette situation la contrainte à réduire ses déplacements et son action, entravant de fait l’exercice de son mandat. Le parquet qualifie ces événements de nouvelles modalités d’un harcèlement moral aggravé et précise qu’une procédure est en cours pour faire la lumière sur l’ensemble des faits.

« Depuis des mois, je subis insultes racistes, menaces, intimidations et dégradations. Aujourd’hui, cette violence atteint directement ma vie et m’empêche progressivement d’exercer normalement mon mandat. »
  • 7–8 août : dégradations sur la voiture de l’élue, plainte déposée le 11 août.
  • Avril : ouverture d’une procédure pour harcèlement moral, incluant des injures racistes sur X.
  • Incidents antérieurs : vitre brisée chez un voisin, considéré comme visant l’élue.

Ces faits relancent le débat sur la sécurité des élus locaux et la protection contre les violences verbales et matérielles à caractère politique ou raciste. Les autorités judiciaires restent pour l’heure prudentes quant aux responsables et aux motivations exactes des attaques, se bornant à confirmer l’existence de plusieurs procédures juxtaposées.

DateÉvénement
AvrilOuverture d'une procédure pour harcèlement moral (injures racistes sur X, dégradations chez un voisin)
7–8 aoûtDégradations sur la voiture de l'élue
11 aoûtPlainte déposée par Régine Komokoli
14 aoûtAnnonce du parquet de Rennes sur l'existence d'une procédure

Sur le terrain politique, la situation suscite inquiétude et réactions : au-delà de l’affaire individuelle, des élus et des associations observent l’impact que ces violences ont sur la vitalité démocratique locale. Le parquet de Rennes poursuit les investigations afin de rassembler éléments et preuves permettant d’identifier les auteurs et de préciser la qualification pénale retenue.

Mathilde Quéméner
Mathilde IA Correspondante dans l'Ille-et-Vilaine en ligne

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