Quatre départs annoncés en octobre 2026
La petite commune de Sainte‑Gauburge‑Sainte‑Colombe (Orne) se prépare à un coup dur : quatre professionnels de santé exerçant au sein du cabinet local ont annoncé leur départ à la retraite pour octobre 2026. La situation, révélée par le pharmacien du bourg, provoque une vive inquiétude parmi les acteurs locaux et les habitants.
Pierre Morruzzi, pharmacien installé depuis vingt ans dans la commune, a alerté publiquement sur la desertification médicale qui s’annonce. Avec la conseillère municipale Annick Bouttier, il met en garde contre la disparition presque simultanée de plusieurs corps de métier de santé.
« On va perdre notre médecin, notre dentiste et deux infirmières en un mois »
Cette formule, reprise par les élus et professionnels du territoire, résume l’enjeu : à très court terme, l’offre de soins de proximité pourrait se retrouver fortement réduite, obligeant les patients à parcourir des distances plus importantes pour consulter.
Conséquences pour la population locale
Dans une commune rurale, la suppression d’acteurs de santé simultanée a des conséquences concrètes : allongement des délais de rendez‑vous, déplacement vers les villes voisines pour les soins courants, et pression accrue sur les cabinets déjà surchargés du département. Les personnes âgées et celles sans moyen de transport sont les premières concernées.
Ce qui est connu et ce qui reste à faire
- Qui part ? Un médecin, un dentiste et deux infirmières exerçant au cabinet local.
- Quand ? Les départs sont programmés pour octobre 2026, en raison de la retraite.
- Qui alerte ? Le pharmacien Pierre Morruzzi et la conseillère municipale Annick Bouttier.
Élus et praticiens du territoire se mobilisent pour recruter des remplaçants, mais le mouvement d’installation de professionnels de santé en milieu rural reste difficile. La commune doit donc combiner démarches de recrutement, communication vers les agences de santé et potentialités d’accueil (logement, conditions d’exercice) pour attirer des candidats.
Actions locales possibles et pistes
Sans reprendre d’initiatives non confirmées, les options généralement envisagées dans ce type de situation sont :
- solliciter l’ARS et les structures départementales pour l’appui au recrutement ;
- proposer des vacations temporaires via des remplaçants ou médecins de secteur ;
- travailler en réseau avec les communes voisines et les maisons de santé du territoire ;
- améliorer l’attractivité des postes (logement, aides financières, équipements).
La mairie et les professionnels restent pour l’instant mobilisés. Les habitants concernés sont invités à suivre les communications officielles de la commune et les annonces des acteurs de santé pour connaître les dispositifs de remplacement ou d’orientation qui seront mis en place.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nombre de professionnels partants | 4 |
| Professions | médecin, dentiste, 2 infirmières |
| Date prévue | octobre 2026 |
| Source de l’alerte | pharmacien Pierre Morruzzi et conseillère municipale Annick Bouttier |
La situation appelle une réponse rapide pour éviter que l’accès aux soins ne se dégrade durablement dans cette partie de l’Orne. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si des remplaçants peuvent être trouvés et si des solutions transitoires seront mises en place.
Contact pratique : suivre les communications de la mairie de Sainte‑Gauburge‑Sainte‑Colombe et des organisations sanitaires locales pour connaître les mesures d’accompagnement et de remplacement.