Un état des lieux alarmant dressé à Chartres
Réunis à l'appel du préfet le 18 septembre à Chartres, les partenaires agricoles et les services de l'État ont confronté observations de terrain et premières mesures d'accompagnement. La réunion faisait suite à une précédente rencontre du 17 août et confirme une dégradation continue de la situation pour de nombreuses exploitations du département.
Les organisations professionnelles, dont la FNSEA 28, ont insisté sur la contraction des rendements et la tension sur les trésoreries : la baisse de production et les coûts supplémentaires pèsent déjà sur la capacité d'investissement et de maintien des exploitations.
Quelles cultures sont touchées ?
Le maïs apparaît comme la culture la plus compromise : les agriculteurs signalent des pertes de rendement importantes, ainsi qu'une anomalie où le séchage industriel ne sera pas nécessaire, signe d'une maturité précipitée ou d'un remplissage insuffisant.
- Maïs : rendements fortement réduits, difficultés de séchage habituelles non requises.
- Betteraves sucrières : les parcelles non irriguées risquent de ne pas être récoltables ; celles qui disposent d'irrigation subissent l'impact du charançon Lixus juncii, rendant certaines betteraves impropres à la transformation.
- Semis : les travaux de préparation et d'implantation du colza pour la prochaine campagne rencontrent des complications liées à la sécheresse.
Mesures et demandes
La cellule a passé en revue les dispositifs mobilisables et les aides déjà engagées depuis août. La FNSEA 28 a rappelé la nécessité d'augmenter l'échelle et la rapidité des réponses pour éviter des faillites et des situations de trésorerie critiques. Les services préfectoraux ont indiqué que des mesures complémentaires seraient étudiées et mises en œuvre en lien avec les collectivités et les organismes professionnels.
| Élément | Constat |
|---|---|
| Réunion | 18 septembre à Chartres (convocation préfectorale) |
| Acteurs | Préfecture, FNSEA 28, organisations agricoles, services techniques |
| Principales cultures affectées | Maïs, betterave sucrière, semis de colza |
Conséquences locales et pistes pratiques
Sur le terrain, la combinaison baisse de rendement et apparition de ravageurs complique la commercialisation des récoltes et met les transformateurs sous pression. Pour les exploitants, cela se traduit par des besoins de trésorerie et des arbitrages dans les intrants. Les agriculteurs sont invités à rester en contact avec leurs organisations professionnelles et la chambre d'agriculture pour bénéficier des dispositifs d'appui et des informations actualisées sur les aides disponibles.
À moyen terme, la situation relance le débat local sur la gestion de l'eau, les investissements en irrigation et les pratiques culturales résilientes. Les acteurs départementaux devront désormais traduire en actes les engagements annoncés afin de limiter l'impact économique et social de cette sécheresse.
Driss Hamadi, correspondant InfoRadar en Eure‑et‑Loir.