La présence du scarabée japonais dans les Alpes‑Maritimes a franchi un nouveau cap : cinq spécimens ont été capturés à Mougins en juillet, ce qui porte à sept le total d'individus recensés sur le département depuis les premières détections. Les deux premiers prélèvements avaient été effectués en juin à Cannes.
Un insecte à haut risque pour la végétation locale
Originaire d'Asie, ce coléoptère est classé par l'Union européenne comme organisme de quarantaine prioritaire en raison de son potentiel destructeur : l'adulte se nourrit des feuilles, fleurs et fruits, tandis que la larve s'attaque aux racines. Plus de 300 espèces végétales sont vulnérables — de la vigne aux arbres fruitiers, en passant par les gazons et les cultures maraîchères — ce qui inquiète les agriculteurs et gestionnaires d'espaces verts.
Renforcement des mesures de détection et d'alerte
La Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) a intensifié le dispositif : installation de pièges supplémentaires dans les zones sensibles et renforcement des patrouilles sur le terrain. L'objectif affiché est de circonscrire rapidement toute zone de propagation afin d'éviter une prolifération susceptible d'entraîner des dommages économiques et écologiques.
« Le laboratoire de l’ANSES a confirmé l’identification »
Les analyses du laboratoire national ont confirmé l'espèce. La préfecture indique que la surveillance se poursuivra durant les prochaines semaines pour évaluer précisément l'étendue du phénomène et détecter toute évolution. Des collaborations avec des acteurs locaux — collectivités, syndicats de viticulteurs, jardiniers amateurs — sont notamment prévues pour améliorer les remontées d'observations.
Reconnaître et signaler le scarabée
- Apparence : environ 1 cm, tête et thorax vert métallique, élytres brun cuivré, petites touffes de poils blancs visibles autour de l'abdomen.
- Dégâts : adultes rongent les feuilles et fruits ; larves peuvent affaiblir les plantes en s'attaquant aux racines.
- Que faire : capturer l'insecte, le photographier et indiquer précisément le lieu de l'observation avant de le signaler aux services compétents.
À l'échelle locale, la vigilance des jardiniers amateurs et des professionnels sera déterminante pour limiter la propagation. Les communes concernées sont invitées à coordonner les actions de piégeage et d'information afin d'anticiper d'éventuels dégâts sur les cultures et les espaces verts.
| Commune | Nombre d'individus recensés |
|---|---|
| Mougins | 5 |
| Cannes | 2 |
| Alpes‑Maritimes (total) | 7 |
Les autorités recommandent la prudence et incitent à signaler toute observation via les canaux officiels du ministère de l'Agriculture ou la préfecture. Une mobilisation précoce est la meilleure assurance contre l'installation durable de ce ravageur sur le territoire azuréen.