Une audience d'appel dense et scrutée
Devant la cour d'appel de Paris, ce 29 juin, Stéphane Plaza est revenu s’expliquer dans le cadre de la procédure engagée par ses deux anciennes compagnes, Paola et Amandine. L’ex-figure de M6, qui conteste les faits, est rejugée pour des violences physiques et psychologiques. Les magistrats ont repris un à un les éléments du dossier, dans une atmosphère marquée par des échanges serrés et un examen minutieux des communications privées.
Retour sur le premier verdict
Au cœur des débats, le précédent jugement a servi de point d’appui. En février 2025, en première instance, l’intéressé avait écopé de douze mois de prison avec sursis pour des violences habituelles à l’encontre d’Amandine. Il avait en revanche été relaxé des accusations de violences psychologiques formulées par Paola. L’appel rebat les cartes, et c’est précisément ce second pan – l’emprise alléguée – qui a concentré l’essentiel des questions.
| Instance | Chef(s) retenu(s) | Décision |
|---|---|---|
| Première instance (février 2025) | Violences habituelles sur Amandine | 12 mois avec sursis |
| Première instance (février 2025) | Violences psychologiques sur Paola | Relaxé |
L’emprise psychologique au cœur de l’audience
La cour s’est penchée longuement sur la dimension psychologique des relations, disséquant des SMS et des déclarations déjà discutés lors du premier procès. Les magistrats ont exploré la notion d’emprise et les « techniques de séduction », interrogeant la dynamique à l’œuvre entre l’ex-animateur et ses compagnes. Un moment de gêne s’est invité à l’audience lorsque ces mécanismes relationnels ont été abordés, la défense comme la cour s’en tenant à une lecture serrée des pièces communiquées.
Des phrases qui pèsent lourd
Au fil de l’examen, la juge assesseure a rappelé une formule attribuée à Stéphane Plaza, en prenant soin d’en préciser la portée. L’intéressé a également reconnu un trait de comportement qui a nourri l’échange sur la façon dont il conçoit la vie de couple.
« Je ne peux pas être condamné parce que je n'étais pas avec elle »
« Oui, je suis très très infidèle. Mais quand je suis vraiment avec elle, je suis à l'écoute. »
La magistrate a, par ailleurs, resitué les limites du débat pénal en indiquant que la procédure ne portait pas sur une éventuelle infidélité, mais bien sur la qualification des faits allégués et leur impact psychologique.
Ce qui a été versé au débat
Les documents relus à haute voix – échanges de messages et déclarations – ont alimenté une discussion serrée sur la chronologie, le ton des conversations et l’interprétation de comportements présentés comme répétitifs. Chacune des parties a renvoyé la cour aux pièces déjà produites en première instance, désormais recontextualisées dans le cadre de l’appel.
- Focus sur les violences psychologiques alléguées par Paola, déjà tranchées en faveur de la relaxe en première instance.
- Rappel de la condamnation avec sursis pour des faits distincts visant Amandine.
- Examen détaillé des SMS et déclarations au soutien des thèses opposées.
Ce que l’on peut retenir à ce stade
L’audience a mis en lumière la complexité des relations évoquées et la difficulté à objectiver l’emprise hors du prisme des pièces écrites et des déclarations. Si la cour a souhaité cadrer strictement le débat, la lecture de certaines formules et l’aveu d’une infidélité « très très » marquée ont contribué à tendre les échanges. À ce stade, aucune conclusion n’a été tirée par la juridiction sur l’issue de l’appel ; il s’agit d’un réexamen des faits et de leur qualification, dans le respect des décisions antérieures et des droits de la défense.
La suite dépendra des délibérations à venir. En attendant, le dossier demeure emblématique d’un contentieux où la frontière entre intimité et violences alléguées est au centre des préoccupations judiciaires, et où les mots – consignés dans des messages ou prononcés à l’audience – pèsent parfois presque autant que les actes.