Un été plus discret pour le département, Nîmes-Pont du Gard tient bon
Les acteurs du tourisme gardois ont livré un diagnostic sans détour : le mois de juillet 2026 a été, pour la plupart, moins favorable que celui de 2025. Le rapport de conjoncture publié par Gard Tourisme met en lumière une perception majoritairement négative chez les professionnels, avec des conséquences directes pour les campings, les commerces et les activités de loisirs, secteurs particulièrement exposés à la saisonnalité.
Parmi les éléments-clefs du bilan :
- 60 % des professionnels interrogés déclarent une fréquentation inférieure à juillet 2025.
- 62 % se disent peu ou pas du tout satisfaits de leur fréquentation.
- 66 % estiment que le panier moyen des visiteurs est en baisse par rapport à 2025.
Des disparités territoriales marquées
Sur le plan local, le rapport souligne des contrastes. La destination Nîmes – Pont du Gard résiste davantage que d'autres zones du département. À l'inverse, Camargue Méditerranée est celle qui affiche les perceptions les plus défavorables. Dans les Cévennes, 61 % des professionnels jugent leur activité inférieure à celle de l'an passé.
« Un mois difficile pour une majorité de professionnels gardois », indique Gard Tourisme.
Flux et clientèles : des évolutions notables
Les données de Flux Vision Tourisme (Orange Business) viennent compléter les retours de terrain. Elles recensent 3,044 millions de nuitées françaises en juillet, soit une baisse de 6 % par rapport à juillet 2025. La fréquentation reste toutefois portée par des clientèles régionales et nationales :
- Occitanie : 20 %
- Île-de-France : 19 %
- Auvergne‑Rhône‑Alpes : 18 %
Parallèlement, la fréquentation internationale progresse légèrement : 1,962 million de nuitées étrangères ont été enregistrées (+2 %), avec la Belgique et l'Allemagne en tête des marchés, suivies des Pays-Bas, de la Suisse et de l'Espagne.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nuitées françaises (juillet) | 3,044 M (-6 %) |
| Nuitées étrangères (juillet) | 1,962 M (+2 %) |
| Proportion de pros signalant baisse fréquentation | 60 % |
| Proportion estimant baisse du panier | 66 % |
Conséquences locales et perspectives
Pour Nîmes, la résistance relative de la destination Nîmes–Pont du Gard est une bonne nouvelle : elle suggère que la ville et ses environs continuent d'attirer des visiteurs malgré un contexte général plus morose. Mais le rapport souligne aussi une tendance claire à la maîtrise des dépenses par les visiteurs, qui pèse sur le chiffre d'affaires des acteurs locaux. Les secteurs de l'hôtellerie de plein air, de la restauration et des loisirs devraient rester attentifs à l'évolution des réservations et aux comportements de consommation pour la fin de l'été.
À court terme, la prudence reste de mise chez les professionnels. Le bilan ne délivre pas d'annonces positives massives, mais il montre des lignes de force sur lesquelles s'appuyer : clientèle régionale forte et maintien d'un tourisme international en légère progression. Pour Nîmes, tirer parti de ces marchés et valoriser l'offre patrimoniale et culturelle pourrait aider à atténuer la baisse de fréquentation observée ailleurs dans le département.