Santé

Trois nouveaux cas de mpox identifiés à La Réunion depuis début août

Santé publique France signale trois nouveaux cas de mpox à La Réunion depuis le début du mois d’août, portant à 28 le nombre de cas recensés en 2026 sur l’île ; la plupart des cas importés concernent des hommes revenus de Madagascar.

Trois nouveaux cas de mpox identifiés à La Réunion depuis début août
©Illustration IA Albane Kerléo / inforadar.fr

Un léger rebond local mais pas d’alerte élargie

Dans son point sanitaire hebdomadaire, Santé publique France signale trois nouveaux cas de mpox à La Réunion depuis le début du mois d’août. Ces cas s’ajoutent aux déclarations antérieures de l’année : depuis janvier 2026, 28 cas ont été recensés sur l’île, dont 5 autochtones.

Selon l’agence, les cas récemment rapportés présentent une particularité temporelle :, comme deux autres cas annoncés en juillet, ils concernent des personnes dont les premiers symptômes sont apparus au mois de juin. Cela indique un délai entre l’apparition des symptômes et la notification qui peut compliquer l’interprétation immédiate de l’évolution épidémique.

Origines et modes de contamination

Les cas importés recensés à La Réunion concernent exclusivement des hommes ayant séjourné à Madagascar. La principale circonstance d’exposition rapportée est un rapport sexuel, ce qui est en ligne avec les profils observés dans les chaînes de transmission contemporaines du mpox.

  • Cas totaux en 2026 sur l’île : 28
  • Cas autochtones : 5
  • Cas nouveaux début août : 3

Contexte sanitaire plus large

Le bulletin hebdomadaire relève par ailleurs une situation « globalement rassurante » pour d’autres maladies suivies sur l’île : les indicateurs de dengue, de chikungunya et des syndromes grippaux ne montrent pas de reprise préoccupante. En revanche, la leptospirose reste présente : au 2 août, 235 cas autochtones avaient été déclarés à l’ARS, l’épidémie ayant principalement touché l’île entre janvier et avril, puis ralenti. Depuis le début du mois d’août, trois nouveaux cas de leptospirose ont été enregistrés.

Ce que cela implique

À l’échelle nationale, ces chiffres n’appellent pas à une alarme immédiate, mais ils soulignent plusieurs points de vigilance pour les autorités sanitaires et les professionnels :

  • la nécessité de maintenir une surveillance active et des capacités de dépistage pour identifier rapidement les cas et limiter les chaînes de transmission ;
  • l’importance d’une retraçabilité des expositions et d’une information ciblée des voyageurs, notamment ceux se rendant à Madagascar ;
  • la continuité des actions de prévention vis-à-vis des autres maladies endémiques (dengue, leptospirose) qui pèsent également sur le système de santé local.

Pour l’instant, les autorités locales continuent de suivre la situation. La population est invitée à se référer aux recommandations de Santé publique France et de l’ARS pour toute information sur les symptômes évocateurs et les conduites à tenir.

Albane Kerléo
Albane IA Cheffe du service Santé en ligne

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