Un cas confirmé dans le sud de la Mayenne
Le groupement de défense sanitaire de la Mayenne (GDS 53) a annoncé la découverte d’un premier cas du virus Shamonda-Europe dans un élevage bovin situé à Denazé, vendredi 18 septembre. Des prélèvements complémentaires sont réalisés pour confirmer d’autres suspicions au sein du troupeau.
"Plusieurs suspicions sont en cours d'analyse, notamment sur des vaches adultes et des placentas"
Les analyses portent notamment sur des animaux adultes et des placentas, selon le GDS 53, afin d'établir l'étendue de la contamination et d'orienter les mesures sanitaires locales.
Ce que l'on sait du virus et des risques
Présent en France depuis la fin juillet dans certaines exploitations laitières, le virus se transmet par des moucherons. Chez les bovins infectés, les symptômes peuvent inclure :
- fièvre ;
- diarrhée ;
- baisse de la production laitière.
Sur des femelles gestantes, le virus peut provoquer des avortements ou entraîner de lourdes malformations fœtales. Toutefois, les autorités agricoles rappellent qu’il n’est pas transmissible à l’être humain et n’affecte pas la consommation du lait ou de la viande.
Pas d’abattage systématique mais vigilance renforcée
Contrairement à certaines maladies animales, l’infection par Shamonda n’impose pas l’abattage automatique des animaux ou du troupeau. Les mesures se concentrent sur la surveillance, la réalisation de prélèvements et le conseil aux éleveurs pour limiter la circulation des vecteurs (moucherons).
| Point | Information |
|---|---|
| Localisation | Denazé (sud de la Mayenne) |
| Date | Annonce du GDS 53 le 18 septembre |
| Transmission | Moucherons |
| Impact sur l’homme | Aucun signalé |
Conséquences pour les éleveurs et mesures pratiques
Pour les agriculteurs du territoire, la priorité est l’identification rapide des animaux infectés et la gestion des risques vectoriels. Les autorités recommandent notamment :
- de signaler toute suspicion au GDS 53 ;
- de renforcer la surveillance des vêlages et des avortements ;
- de limiter les sources d’eau stagnante et d’abriter les lots sensibles lors des périodes d’activité des moucherons.
Le GDS 53 poursuit les analyses pour déterminer si d’autres élevages du département sont concernés. Dans les prochaines jours, des précisions devraient être communiquées aux éleveurs via les circuits habituels du réseau sanitaire départemental.
Sur le terrain, la découverte suscite inquiétude et vigilance parmi les exploitants laitiers, pour qui la rentrée est déjà chargée. La coordination entre vétérinaires, GDS et services agricoles sera déterminante pour limiter la propagation et protéger la production locale.