Enquête ouverte après le décès d'un ouvrier sur la future ligne C
Une instruction pour homicide involontaire a été lancée après la mort, le 3 août, d'un ouvrier travaillant sur le chantier de la troisième ligne de métro de Toulouse. Le procureur de la République, David Charmatz, a confirmé l'information ce vendredi et précisé que l'enquête visera les circonstances exactes du drame.
La victime, un homme de 48 ans, intervenait sur le viaduc entre les stations Labège Gare et Diagora. Il s'agissait de sa première journée sur ce site. Selon l'autopsie, l'homme a subi un écrasement.
« Un compagnon, salarié intérimaire d'une entreprise sous-traitante intervenant sur le chantier de la ligne C du métro, qui effectuait sa première journée sur le chantier, a été victime d'un malaise alors qu'il réalisait une opération de manutention sur le viaduc situé entre les stations Labège Gare et Diagora. »
L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Villefranche-de-Lauragais et à l'inspection du travail de Haute-Garonne. L'entreprise principale du chantier, Alstom, a indiqué qu'elle « apporte son concours » aux investigations en cours.
Un chantier déjà endeuillé
La disparition de ce salarié intérimaire porte à trois le nombre de morts recensés sur le chantier de la ligne C depuis le lancement des travaux. Le contexte de sécurité et les conditions de travail sur ce vaste projet métropolitain risquent d'être examinés de près par les autorités judiciaires et administratives.
- Victime : homme, 48 ans, première journée sur le chantier.
- Lieu : viaduc entre Labège Gare et Diagora, Toulouse métropole.
- Enquête : ouverte pour homicide involontaire, confiée à la gendarmerie et à l'inspection du travail.
- Acteurs : Alstom (entreprise en charge), entreprise sous-traitante, services judiciaires.
| Acteur | Rôle |
|---|---|
| Procureur de la République (David Charmatz) | Ouverture de l'enquête |
| Brigade de recherches (Villefranche-de-Lauragais) | Conduite des investigations |
| Inspection du travail (Haute-Garonne) | Contrôle des conditions de travail |
| Alstom | Entreprise en charge du chantier, collaboration à l'enquête |
Conséquences et suite
La procédure judiciaire vise à établir les causes précises de l'écrasement et à déterminer d'éventuelles responsabilités pénales ou manquements aux règles de sécurité. Les conclusions de l'inspection du travail viendront compléter les investigations criminelles. Aucun calendrier de remise de rapport n'a été communiqué.
Pour les riverains et usagers, ce drame relance les questions sur la sécurité des chantiers lourds menés en milieu urbain et sur la protection des salariés temporaires et sous-traitants, souvent exposés lors d'opérations de manutention et de pose d'ouvrages.
Les lecteurs seront informés des suites judiciaires et des conclusions officielles dès publication des rapports d'autopsie complémentaires et des détentions d'enquête.
Sources : communiqué du procureur de la République de Toulouse, informations transmises par la municipalité et communiqués des entreprises impliquées.