Un carrefour test à l’entrée de Tulle
Depuis le 29 juillet 2026, le carrefour de Mulatet, à l’entrée de Tulle sur la RD1089, est équipé d’un dispositif de feux tricolores commandés par un système d’intelligence artificielle. Le projet, mené par le Département de la Corrèze en partenariat avec Tulle Agglo et la ville, vise à mieux gérer un axe fréquenté chaque jour par près de 11 000 véhicules, en adaptant en temps réel les temps de feu aux conditions de circulation.
Comment ça marche ?
Le dispositif repose sur des caméras intégrées qui détectent la présence des véhicules sur chaque branche du carrefour. L’algorithme analyse ces données pour allonger ou réduire les temps au vert ou au rouge, en laissant l’axe Brive–Tulle prioritaire lorsqu’aucune demande n’est relevée sur les voies secondaires. L’objectif affiché est d’optimiser la fluidité tout en préservant la sécurité des usagers.
- Adaptation en temps réel des cycles lumineux grâce à la détection vidéo.
- Priorité maintenue pour l’axe principal si aucune attente sur les branches secondaires.
- Solution alternative au projet de giratoire jugé inadapté après études.
Un choix technique et financier
Selon la société installatrice, il s’agit de la cinquième mise en place de ce type en France. Le Département a retenu cette option après des études comparatives : le giratoire initialement envisagé n’ayant pas donné satisfaction lors des expérimentations, les feux intelligents sont apparus comme la solution la plus pertinente à l’entrée d’agglomération. Le coût a également pesé dans la décision : le projet de rond-point était estimé à 750 000 euros, et l’alternative retenue est présentée comme « quatre fois moins onéreuse ».
« En France, on est un petit peu en retard par rapport à certains collègues européens, notamment les pays scandinaves. Mais ça y est, ça commence à venir et c’est judicieux. » — Arnaud Soubrier, société Swarco
Conséquences locales et perspectives
Pour les riverains et les automobilistes, l’enjeu est de réduire les files et les temps d’attente sans multiplier les infrastructures lourdes. Jean‑Marie Taguet, vice-président du Département chargé des routes, explique que la gestion par feux semblait « la plus logique » pour cette entrée d’agglomération après l’échec du projet de giratoire. Reste à mesurer sur plusieurs mois l’impact sur la sécurité, la fluidité et la qualité de vie des riverains.
Des observations et des relevés seront conduits pour vérifier l’efficacité du système et décider d’éventuelles extensions sur d’autres carrefours de l’agglomération. Les usagers sont invités à la prudence pendant la période d’ajustement et à signaler tout dysfonctionnement aux services compétents.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Trafic quotidien estimé | ~11 000 véhicules |
| Position nationale (installations similaires) | cinquième |
| Coût estimé du giratoire | 750 000 € (projet non retenu) |