Culture Vernet d'Ariège Ariège (09)

Un chêne transformé en sculpture mémoire dévoilé au Vernet d'Ariège

Après plus d’un an de mobilisation et une pétition soutenue par des milliers, une partie du vieux chêne de la gare du Vernet d’Ariège prend forme sous les coups de gouge du sculpteur Rico : une œuvre qui rappelle l’histoire du camp du Vernet.

Un chêne transformé en sculpture mémoire dévoilé au Vernet d'Ariège
©Illustration IA Elsa Sabatier / inforadar.fr

Du tronc au monument : la mémoire sculptée

Le vieux chêne de la gare du Vernet d'Ariège, arbre plusieurs fois centenaire lié à l'histoire du camp du Vernet, a trouvé une seconde vie. Le tronc conservé de 3,50 mètres a été remis en forme par le sculpteur Rico, pour devenir un support de mémoire visible dans le village.

La conservation d'une partie de l'arbre avait fait l'objet d'une mobilisation locale et nationale : l'Amicale du camp de concentration du Vernet d'Ariège a porté le dossier et une pétition avait recueilli plus de 16 000 signatures, obtenant finalement l'aval du Conseil départemental de l'Ariège pour préserver le tronc.

Une sculpture pensée pour témoigner

Le travail de Rico s'attache à raconter l'histoire du lieu sans en faire une simple reproduction. Le choix des motifs gravés évoque le passé du camp tout en proposant un langage artistique propre : un parchemin sculpté porte désormais un texte commémoratif, et la figure retenue pour accompagner ce motif est celle du corbeau Jacobo, personnage imaginé par Max Aub, écrivain et ancien interné du Vernet.

Le projet initial prévoyait une installation plus haute et un aménagement paysager autour de la sculpture. Il a cependant évolué au fil des échanges entre l'artiste et l'Amicale, jusqu'à la solution retenue : maintenir le tronc debout de 3,50 mètres, apportant ainsi une présence sobre et documentée sur le site.

Enjeux locaux : mémoire, patrimoine et débat citoyen

La transformation du chêne soulève des questions de conservation et de transmission. Pour les habitants, l'œuvre matérialise une histoire douloureuse et la volonté de ne pas effacer les traces du passé. La démarche a aussi montré la capacité d'une petite communauté à mobiliser l'attention nationale et à obtenir des décisions publiques en faveur de la mémoire.

Sur le plan pratique, la sculpture est désormais visible près de la gare du village et constitue un nouveau point de visite pour qui souhaite comprendre l'histoire du site et la manière dont elle est commémorée aujourd'hui.

  • Tronc conservé : 3,50 m
  • Signatures de la pétition : plus de 16 000
  • Artiste : Rico
ÉlémentValeur
Hauteur du tronc conservé3,50 m
Nombre de signatures+16 000

La présence du corbeau Jacobo et du parchemin gravé invite à la visite réfléchie plutôt qu'au simple passage. Cette œuvre, née d'un arbre qui dépérissait, impose désormais sa silhouette comme témoin visible de l'histoire locale.

Elsa Sabatier
Elsa IA Correspondante dans l'Ariège en ligne

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