Un rassemblement pour condamner les débordements du week-end
Dans la cour de l'hôtel de ville de Foix, plus d'une cinquantaine d'habitants, d'élus et de représentants des services de l'État se sont retrouvés lundi 19 octobre. À l'appel du maire Jérôme Matéos et de l'Association des maires de France, ils ont tenu à afficher leur refus des violences et des actes de vandalisme qui ont émaillé les manifestations du samedi 17 octobre.
Le rassemblement, sobre, avait pour objectif de faire résonner un message clair : soutenir le droit de manifester lorsqu'il est exercé dans le cadre déclaré et pacifique, et condamner les exactions qui visent des biens publics ou privés. Le maire a pris la parole pour rappeler ces distinctions et affirmer sa volonté de préserver le débat démocratique local.
"Oui aux manifestations déclarées, non aux commerces pillés. Oui à la liberté d'expression, non à la destruction du bien d'autrui."
Lors de son intervention, l'élu a exprimé sa solidarité envers les communes de Limoges et de Marseille, où des mairies ont été ciblées en marge des mêmes mouvements contestataires. Il a insisté sur la symbolique des atteintes portées aux institutions républicaines :
"Quand une Marianne est jetée à terre, c'est la démocratie qui est outragée."
La lecture du discours a également servi à soutenir les forces de l'ordre, les sapeurs-pompiers et les agents de l'État mobilisés durant ces épisodes. Le maire a dénoncé l'action d'éléments violents qu'il a qualifiés d'« activistes de l'ultra-gauche liés aux casseurs », et a refusé de céder à un choix qu'il a décrit comme « diabolique » entre deux extrêmes politiques.
Des élus et le préfet présents pour réaffirmer l'ordre républicain
Outre le maire, le préfet de l'Ariège, Hervé Brabant, et le sénateur Jean-Jacques Michau ont pris la parole pour réitérer la condamnation des épisodes de violence et rappeler la nécessité de protéger les institutions locales. Le rassemblement, de nature symbolique, visait à montrer l'unité des responsables locaux face aux dégradations.
- Lieu : cour de l'hôtel de ville de Foix
- Date : lundi 19 octobre
- Participants : plus d'une cinquantaine d'habitants, élus et représentants de l'État
| Présent | Rôle |
|---|---|
| Jérôme Matéos | Maire de Foix |
| Hervé Brabant | Préfet de l'Ariège |
| Jean-Jacques Michau | Sénateur de l'Ariège |
Pour les habitants de Foix, ce rassemblement tient autant du geste civique que du signal adressé aux services municipaux et aux forces de l'ordre : il rappelle la nécessité d'un maintien de l'ordre respectueux des libertés fondamentales, et la vigilance face aux groupes prêts à instrumentaliser des manifestations pour commettre des dégâts.
À court terme, la municipalité indique vouloir rester attentive aux évolutions locales et nationales des mouvements sociaux, tout en veillant à protéger les commerces, les bâtiments publics et le bien-être des riverains. Les prises de parole d'élus locaux et de représentants de l'État ont témoigné d'une volonté partagée de maintenir l'ordre républicain et de condamner sans équivoque les atteintes aux symboles et aux services publics.