Le paysage doré des moissons, étendu jusqu’à l’horizon, a pris des allures menaçantes samedi 11 juillet. Au fil de la journée, les services d’incendie et de secours de la Somme ont été appelés à intervenir sur quinze départs de feu dans des parcelles agricoles, principalement situées dans les secteurs centre et est du département.
Au total, 173 sapeurs‑pompiers ont été mobilisés pour maîtriser ces sinistres qui ont consumé 53 hectares de cultures. Les équipes sont intervenues souvent en relais des agriculteurs, dépassés par la rapidité de propagation lorsque le blé est sec, la chaleur forte et un peu de vent se combinent.
Un sinistre majeur entre Conty et Grandvillers
Le feu le plus important s’est déclaré dans le Sud amiénois, entre Conty et Grandvillers, non loin de Thoix. Sur ce site, les flammes ont ravagé 25 hectares — l’équivalent d’environ 35 terrains de football — et ont nécessité un engagement soutenu des moyens terrestres pour être circonscrites. Aucun blessé n’est à déplorer.
- Nombre d'interventions : 15
- Pompiers mobilisés : 173
- Superficie brûlée : 53 hectares
- Feu le plus important : 25 hectares entre Conty et Grandvillers
Les facteurs qui favorisent ces sinistres sont désormais bien connus des professionnels : des moissons très avancées, des matériels agricoles qui peuvent provoquer des étincelles et des conditions météorologiques propices à la propagation. Sur le terrain, les pompiers interviennent non seulement pour éteindre les foyers, mais aussi pour protéger les habitations proches et sécuriser les machines agricoles.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Interventions | 15 |
| Pompiers mobilisés | 173 |
| Hectares brûlés | 53 |
| Plus grand foyer | 25 ha (sud d'Conty) |
Les autorités locales et les services de secours rappellent la vigilance : il est essentiel, durant les périodes de canicule et de forte sécheresse, d'adapter l'usage des engins agricoles, de prévoir des extincteurs à bord et d'alerter rapidement les secours au moindre départ de feu. Les agriculteurs sont invités à organiser des tours de surveillance et, lorsque cela est possible, à moissonner en horaires frais pour réduire les risques.
La population est également priée de ne pas jeter de mégots dans les champs ni d'allumer de feux en bordures de routes et de chemins. Ces consignes simples contribuent à protéger les terres, les machines et les habitations d'un département où la campagne reste omniprésente dans le paysage et l'activité.