Violences en centre-ville : le ZanzyBar frappé, appel au rassemblement
Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet, aux alentours de 1 h 15, la terrasse du ZanzyBar, établissement reconnu comme lieu de convivialité pour la communauté LGBT, a été le théâtre d'une agression collective. Selon le patron, Hervé Divet, trois individus sont sortis d'une voiture et ont frappé plusieurs clients quelques instants après un échange de mots.
Les secours, alertés rapidement, ont pris en charge les victimes et les forces de l'ordre sont intervenues sur place. Des témoins ont relevé une plaque d'immatriculation permettant l'interpellation d'un suspect à son domicile, a indiqué le propriétaire.
« C’est une agression homophobe »,
Ce sont les mots employés par le gérant du bar pour qualifier l'attaque. Il souligne l'intensité des insultes proférées et la violence des gestes : deux personnes ont reçu des coups et une troisième a été blessée à la main par un verre cassé.
Profondément marqué par l'incident, le patron explique qu'il n'avait jamais été témoin d'un tel « déchaînement de violence » depuis qu'il tient l'établissement, soit deux ans. Face à cet acte, il annonce que des plaintes seront déposées par les clients victimes et prépare un rassemblement de soutien.
- Horaire : nuit du 11 au 12 juillet, vers 1 h 15
- Lieu : ZanzyBar, rue de la Résistance, Saint-Étienne
- Victimes : plusieurs clients ; deux blessés par coups, une personne blessée à la main
- Suites : interpellation d'un suspect grâce à une plaque relevée, dépôts de plainte annoncés
Le propriétaire appelle les Stéphanois à venir « en soutien aux victimes » lors d’un rassemblement pacifique prévu lundi 13 juillet à 18 heures devant le ZanzyBar. Il demande aussi davantage d'actes concrets des pouvoirs publics au-delà des déclarations, estimant que l'homophobie est en recrudescence et que la crainte s'installe au quotidien.
| Éléments | Informations |
|---|---|
| Date | 11-12 juillet |
| Heure | ~01:15 |
| Intervenants | Sapeurs-pompiers, police nationale |
| Action prévue | Dépôts de plainte et rassemblement |
La préfecture de la Loire a rappelé que « l’homophobie n’est pas une opinion, c’est un délit » et a exprimé sa solidarité envers les victimes. Reste à savoir si l'enquête permettra d'identifier et de poursuivre l'ensemble des auteurs de ces violences.
Pour la communauté locale, cet épisode constitue un signal d'alerte : au-delà de la réponse judiciaire, les acteurs de terrain, associations et citoyens se mobilisent désormais pour réclamer des mesures de protection et une posture plus active des autorités face aux actes discriminatoires.
Le rassemblement de lundi servira aussi de baromètre de la réaction sociale à Saint-Étienne et donnera une première réponse collective à une agression qui a choqué le quartier et interrogé la sécurité des établissements accueillant la communauté LGBT.