Un réveil par l'odeur de brûlé, puis l'alerte
Vendredi matin, vers 6 heures, un incendie a ravagé en grande partie un immeuble situé au 77, rue Georges-Lassalle, dans le centre de Tarbes. Selon les témoignages recueillis, l'ensemble des occupants dormait au moment du départ du feu. Un jeune locataire du deuxième étage, Arezki Benannoune, s'est réveillé en sentant une forte odeur de plastique brûlé. Il a alors alerté et réveillé les voisins, frappant aux portes et forçant l'entrée d'une chambre pour vérifier s'il y avait quelqu'un.
Des gestes qui ont sans doute sauvé des vies
Le jeune homme refuse le statut de héros, expliquant qu'il a simplement fait ce qui lui semblait juste. Son intervention a permis l'évacuation rapide des habitants : l'immeuble est loué par une quinzaine de personnes, selon le récit. Sans cette alerte, le bilan humain aurait pu être bien plus lourd, la construction intérieure comportant beaucoup d'éléments en bois, qui favorisent une propagation très rapide des flammes.
Mesures prises et situation sur place
La municipalité a procédé à la mise en sécurité du bâtiment en installant un système de barriérage autour de l'immeuble. Les occupants sont sortis et ont pu rejoindre un point sûr. Les secours étaient sur place pour maîtriser l'incendie et procéder aux vérifications nécessaires.
- Adresse : 77, rue Georges-Lassalle, Tarbes
- Heure : vers 6 heures, vendredi matin
- Occupants concernés : environ 15 personnes
| Élément | Information |
|---|---|
| Point d'alerte | Odeur de plastique brûlé, bois tombant du plafond |
| Action du locataire | Réveil des voisins, coups aux portes, défonçage d'une porte |
Enjeux locaux et conséquences
Outre l'impact immédiat sur les personnes évacuées et leurs biens, cet incendie rappelle la vulnérabilité de certains logements anciens aux départs de feu, notamment quand des structures en bois sont présentes à l'intérieur. À Tarbes, comme dans d'autres villes de montagne et de plaine, ces sinistres posent des questions sur la prévention (détection, entretien des parties communes, information des occupants) et sur la capacité d'hébergement d'urgence pour reloger des familles ou des groupes de locataires.
« C’est moi qui ai réveillé tout le monde, car l’ensemble des occupants dormait au moment du déclenchement de l’incendie. On est tous sortis. »
La municipalité et les services de secours poursuivront leurs vérifications pour établir l'origine précise du sinistre et évaluer l'habitabilité du bâtiment. Les investigations en cours détermineront également l'étendue des dégâts matériels et les aides possibles pour les personnes touchées.
Pour les habitants du quartier, cet épisode est un rappel brutal de l'importance des dispositifs d'alerte et de la solidarité de voisinage : sans la réactivité d'un locataire, l'issue aurait pu être tragique.