Un décès qui émeut la communauté locale
La disparition de Marguerite Pernot rappelle combien les trajectoires individuelles dessinent la trame discrète de notre territoire. L’annonce faite par la rédaction indique qu’elle est décédée dans son sommeil, au sein de la maison de retraite où elle vivait depuis novembre 2024. L’information a suscité des marques de sympathie, témoignage d’un attachement à une génération qui a façonné la vie quotidienne en Haute-Saône.
« Marguerite Pernot est décédée dans son sommeil à la maison de retraite où elle résidait depuis novembre 2024. »
D’Oran à la Haute-Saône, une enfance marquée par l’exil
Née le 12 octobre 1937 à Oran (Algérie), Marguerite, de son nom de naissance Bouerat, est la benjamine d’une fratrie de six enfants. En 1947, sa famille franchit la Méditerranée et s’installe à Montigny-lès-Cherlieu, où elle grandit et demeure jusqu’à son mariage. Ces repères géographiques dessinent une carte intime de la Haute-Saône, faite de villages discrets et de liens tenaces, qui ont constitué le socle de toute une vie.
Une carrière au Trésor public, la fierté d’un engagement
En 1957, Marguerite entre au Trésor public. Elle y accomplit l’ensemble de son parcours professionnel, avec le sentiment du travail bien fait et la fierté d’une ascension portée par la constance. Ce service à l’administration, souvent silencieux, a accompagné pendant des décennies la modernisation des services publics dans nos communes, de la plus petite antenne de proximité aux guichets centraux.
Une vie de famille dense et joyeuse
En 1961, elle épouse Roland Pernot et le couple s’installe à Melisey. De leur union naissent quatre filles, puis une descendance élargie avec onze petits-enfants et quinze arrière-petits-enfants. Ce cercle familial étendu, dont elle était « très fière », dit l’empreinte d’une existence tournée vers les siens, rythmée par les retrouvailles, les fêtes simples et les solidarités au long cours.
- 1957 : entrée au Trésor public
- 1961 : mariage avec Roland Pernot
- Installation à Melisey et naissance de quatre filles
Des goûts simples, une curiosité fidèle
Marguerite Pernot aimait ces petites choses qui accompagnent une journée : les fruits secs, les sucreries, les chocolats. Cruciverbiste assidue pendant de longues années, lectrice et voyageuse curieuse, elle a entretenu ce mélange de patience et d’ouverture qui nourrit les conversations familiales, les soirées d’hiver et les projets d’évasion.
| Repères | Informations |
|---|---|
| Naissance | 12 octobre 1937, Oran (Algérie) |
| Arrivée en France | 1947, installation à Montigny-lès-Cherlieu |
| Carrière | Trésor public (dès 1957) |
| Mariage | 1961 avec Roland Pernot, à Melisey |
| Descendance | 4 filles, 11 petits-enfants, 15 arrière-petits-enfants |
Une mémoire pour Vesoul et ses alentours
À l’échelle de Vesoul et des villages voisins, ces récits de vie sont autant de points d’ancrage. Ils rappellent la force d’une génération attachée au sens du devoir et à la transmission. Les hommages publiés à ce jour soulignent cette empreinte affective laissée par Marguerite Pernot, entre vie professionnelle au service du public et présence familiale ininterrompue.
La rédaction relaie enfin que ceux qui le souhaitent peuvent déposer un message de condoléances ou partager un souvenir en ligne, via la plateforme mentionnée dans l’avis. Un geste simple pour saluer une vie dense, et garder vivante la mémoire d’une Haute-Saône discrète mais essentielle.